Témoignant pour sa défense, l’ex-député Harold LeBel nie toute agression sexuelle

«Non, je n’ai jamais fait ça, jamais.»

Il n’a fallu que quelques secondes après le début de l’interrogatoire de Harold LeBel pour que celui-ci nie avec fermeté les gestes rapportés par la présumée victime lors de son témoignage la semaine dernière au palais de justice de Rimouski. 

L’ex-député de Rimouski, accusé d’agression sexuelle à l’endroit d’une femme qui ne peut être identifiée en raison d’un interdit de publication, venait témoigner à son tour, lundi matin, pour sa défense. Les événements qu’on lui reproche se seraient produits dans son condo de Rimouski à l’automne 2017, mais la plaignante n’a porté plainte qu’en 2020, craignant des conséquences négatives.

Dès le départ, son avocat, Me Maxime Roy, lui avait demandé: «Monsieur Lebel, avez-vous, oui ou non, agressé (la plaignante)?» 

Le juriste a poursuivi en lui demandant s’il avait procédé à des attouchements à l’endroit de la présumée victime en lui caressant les fesses et en tentant d’introduire son doigt dans son anus. Là encore, la réponse ne s’est pas fait attendre: «Ça, c’est faux. Non, je n’ai jamais fait ça, je n’ai vraiment jamais fait ça», a affirmé l’homme de 60 ans. 

Quant aux affirmations de la femme selon lesquelles il aurait tenté de dégrafer son soutien-gorge et tenté de forcer la porte de la salle de bain lorsqu’elle s’y est réfugiée, la réponse a été la même: «Non plus, non plus. Je pourrais expliquer : quand je suis allé vers la toilette, j’étais inquiet. C’était pour demander si ça allait bien, mais je n’ai jamais rien forcé. Je n’ai jamais fait ça de ma vie. Jamais.»

Le baiser: «Oui, ça, c’est arrivé»

Le seul incident auquel M. LeBel a acquiescé par rapport au témoignage de la plaignante a été de reconnaître que les deux s’étaient embrassés alors que la troisième personne qui était avec eux était allée se coucher et qu’ils étaient seuls. Les deux avaient consommé «quatre ou cinq gin and tonic».

«Oui, ça, c’est arrivé à la table après une discussion, on était tout seuls à ce moment-là. On a discuté de nos situations personnelles, nos situations amoureuses. Et à ce moment-là, on était tout près, on était à six pouces, coude à coude, tout près et c’est arrivé. Mais très rapidement, très rapidement, on s’est dit « wo », qu’est-ce qui arrive? On a reculé, les deux ont reculé et (elle) est partie à la salle de bain.»

Après l’avoir interrogé sur sa jeunesse et sa carrière politique, Me Roy est revenu dans le détail de la soirée d’octobre 2017, en commençant par le baiser échangé entre les deux. Harold LeBel a raconté avoir eu une discussion devenue «plus tendre, plus émotive», après qu’une autre femme qui les accompagnait soit allée se coucher dans la chambre du condo. «On s’est embrassés. On a été surpris les deux. J’ai été surpris. Je ne m’attendais pas à ça», a-t-il affirmé.

«On n’était pas là. On ne voulait pas faire ça. Moi je ne voulais pas faire ça, elle non plus. Elle m’a dit non, non, Harold et moi la même chose: non.» 

Une fille dans chaque lit

C’est à ce moment qu’elle s’est dirigée vers la salle de bain. Encore là, l’accusé a nié avoir tenté de dégrafer son soutien-gorge ou d’entrer dans la salle de bain. Après être lui-même allé à la salle de bain, il est sorti pour constater que les deux lits, celui de sa chambre et le lit escamotable du salon étaient occupés.

«J’avais une fille dans mon lit là et j’ai une autre fille dans mon (autre) lit là. J’avais une décision à prendre», a-t-il raconté. Il dit alors avoir demandé la permission à la plaignante: «Elle m’a dit oui. Je me suis couché habillé, sur le dos, à côté d’elle», a-t-il expliqué avant de reconnaître qu’il aurait dû demander à l’une ou l’autre de dormir ensemble: «Je n’y ai pas pensé, mais je vois aujourd’hui, avec ce qui arrive, c’est ce que j’aurais dû faire.»

À nouveau, son avocat lui a demandé s’il lui avait fait des attouchements: «Je n’ai jamais fait ça. Jamais, jamais, jamais. Jamais fait ça», a-t-il martelé.

C’est l’autre femme qui est venue les réveiller assez tôt le lendemain matin: «J’avais le nez proche de ses cheveux et la main sur son épaule. J’ai reculé tout de suite. Je n’étais pas à l’aise d’être là comme ça», a-t-il dit.

Un courriel inattendu

Les deux se sont croisés à plusieurs reprises par la suite. Les échanges étaient toujours cordiaux, jusqu’à ce qu’elle lui envoie, en février 2020, un courriel lui reprochant les gestes pour lesquels il était accusé: «J’en revenais pas de lire ça. Je suis tombé en bas de ma chaise. Je n’avais jamais fait ça. Ce qu’elle disait là-dedans, c’était la première fois que j’entendais parler de ça et je n’ai jamais fait ça», a-t-il répété.

Il lui avait répondu qu’il ne se souvenait de rien d’autre que de «m’être réveillé à côté de toi en me demandant ce que je faisais là. Voilà une soirée d’alcool que je voudrais n’avoir jamais connue», avait-il écrit en lui demandant pardon. 

Avant de revenir conclure son interrogatoire sur ces événements, Me Roy avait fait un retour sur la vie et l’implication en politique de son clientjusqu’à son élection pour la première fois après trois échecs, élection que M. LeBel a qualifiée de «l’un des plus beaux jours de ma vie».

Ensuite, il a dit avoir été très déçu de ne pas avoir pu se représenter aux dernières élections, en octobre 2022, alors que les accusations d’agression sexuelle pesaient contre lui. Il estimait que ces accusations auraient minésa campagne et l’aurait obligé à se défendre constamment: «J’aurais nui à mon équipe, j’aurais nui aux électeurs de Rimouski. Je ne pouvais pas faire ça», a-t-il déclaré. 

Contre-interrogatoire: un black-out?

En contre-interrogatoire, le procureur de la Couronne, Me Jérôme Simard, a commencé par le confronter à sa déclaration aux policiers au moment de son arrestation en décembre 2020, notamment sur le fait qu’il leur avait dit avoir eu «un black-out».

«Je me suis endormi. Je n’avais pas pris un coup. Rien de ça. J’ai dit qu’il y avait eu de l’alcool. Je n’ai pas dit aux policiers que j’avais pris un coup», a-t-il précisé. À plus d’une reprise, M. LeBel a fait référence au fait qu’il était désemparé et déstabilisé durant son interrogatoire à la suite de son arrestation très tôt le matin du 15 décembre 2020, d’autant plus qu’ils lui avaient parlé à plusieurs reprises du risque de suicide qui le guettait dans sa position délicate et que, souffrant de claustrophobie, on l’avait laissé dans un petit cubicule fermé.

Poursuivant avec l’idée de «black-out», Me Simard a ressorti le courriel de réponse envoyé par M. LeBel à la plaignante après que celle-ci lui eut écrit pour faire ses reproches en février, lorsqu’il avait fait référence à «une soirée d’alcool que je voudrais n’avoir jamais connue». Mais encore là, le témoin a répété qu’il s’était simplement endormi et que non, il n’avait pas de souvenir entre le moment où il s’était couché et son réveil puisqu’il s’était endormi.

«L’alcool a joué»

Revenant sur le baiser, Me Simard a demandé au témoin qui avait pris les devants: «On s’est embrassés en même temps», a-t-il répondu. «L’alcool a joué, la fatigue a joué, le climat, la discussion a joué. C’est l’ensemble de tout ça», a laissé tomber M. LeBel.

La Couronne doit clore son contre-interrogatoire mardi. Tout indique que le jury de 10 femmes et quatre hommes sera amené à délibérer cette semaine, quand les parties auront fait leurs plaidoiries et que le juge aura donné ses directives.

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Qui voudrait être membre du jury qui aura à décider non pas de qui dit vrai, mais de quoi est (le plus) vrai.
Car il se peut, en cas pareil, que ni l’un ni l’autre ne mentent.
Par contre, en sommeil ou suivant une « ‘cuite’ » (boisson)
peut-on n’avoir pas eu conscience de (tout) ce qu’on a fait
peut-on aussi avoir souvenance distortionnée de ce qui a
été fait.
Enfin, le Droit ayant considérablement évolué chez nous
ces dernières décennies; le consentement sexuel s’apparenterait
davantage au « oui je le veux » qu’à la réponse qu’aurait donnée
Mahomet à un disciple à la question : « Mais comment déterminer
qu’une femme consent à un rapport sexuel ? » « Par son silence »
aurait tranché le Prophète.

On connaît l’adage : « Qui ne dit mot consent ».
Or, ce ne semble plus être ainsi que serait évalué le consentement
sexuel
ne pas avoir résisté, ne pas « s’être débattue », (se) laisser faire
ne semblent plus être des critères permettant de disculper d’acte
d’agression sexuelle possible.

Les membres de ce jury ne sont probablement pas conscients
qu’ils auront à rendre l’une des décisions qui fera le plus école
l’une des décisions les plus ‘salomoniennes’ à avoir jamais dû
être rendue dans une cause semblable.

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Freud à la rescousse…
&
Un jury appelé à édifier ?

En les deux cas — (pour la plaignante et l’accusé) —, Freud pourrait « ‘expliquer’ » ce qui a pu se passer.

Freud n’a plus aussi bonne presse qu’il a déjà eue. D’aucuns l’appelant même ‘FrAud[e]’…
Mais j’ai eu une éminente prof en socio (psychanalyste aussi… – faut dire), pour qui Freud aurait été le plus grand génie et du siècle passé, et du siècle précédent… C’est dire.

Suivant une « grille » freudienne, donc, la plaignante pourrait avoir « fantasmé » (= imaginé) une bonne part de ses dits.
Suivant une même approche à la Freud, l’accusé, lui, pourrait avoir « refoulé » des gestes, réellement agis; parce qu’étant insupportables à sa conscience — (en tous sens). (À noter qu’on ne refoule pas, C’EST refoulé; c’est un «processus» [comme dirait la belle v-PM/Q], qui SE fait, et non que l’on fait).

Comme on voit, donc, point besoin de conter de « menteries ».
Tous deux peuvent ne proférer que du vrai, suivant leur conscient.
Du moins vrai ou pas vrai émergeant à leur insu; ou du (plus) vrai
ne pouvant émerger, en raison d’inhibitions, blocages ou autres.
Or…

Le juge, les avocats de la Couronne et de la Défense, ainsi que le jury
n’auront probablement que faire, eux, de telles freudonneries.
Seul le concept « black-out » évoquant tant soit peu celles-ci.
Néanmoins…

Les délibérations de ce jury pourraient n’en être pas moins d’historiques.
Le juge, en effet, pourra[it| leur avoir enjoint bien en vain de s’en tenir à
la seule Preuve et à la Loi.
Il arrive qu’un jury en ait… « marre » d’une Preuve appariée à une loi
qu’il récuse…
Cela est arrivé, concernant Morgentaler je crois, que, cause après cause.
suivant Preuve et loi, celui-ci avait beau être ‘objectivement’ coupable…;
ne l’en déclarait-on pas moins non coupable; pcq qu’on n’allait pas laisser
mettre en tôle un… si grand Bienfaiteur pour une loi qui n’est pas bonne…

Bref, ‘pourrait advenir dénouement semblable au terme des délibérations
de ce jury.

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La Justice peut-elle être juste en cause semblable ?
La plaignante pourra-t-elle y avoir gagné, ou pourrait-elle n’y avoir que perdu
et pour elle-même, et pour la gent féminine, et eu égard à son ex-« ami » ?…
Le jury pourra-t-il juger impartialement, indépendamment du contexte de l’heure
à vue de ce qui bourdonne en « l’actualité » ces jours-ci, à ouïe de ce qui aura
été dit même au pop TLMEP sur le vif du sujet même la veille même de leur
séquestration pour délibérer ?
= SI la plaignante en est venue à considérer « indiqué », deux ans plus tard,
de dénoncer, en raison d’un contexte y conviant (e.g. #metoo, etc.);
pourquoi ce jury, de même, ne pourrait-il être influencé par un contexte
ponctuel
tel celui en cours en ce moment – concernant de si près LA Question
qui leur est soumise ?

Bref, en ce cas-ci, qui, comme dit plus haut, ‘a de bonnes chances de
faire école et faire histoire, en raison d’idiosyncrasies très singulières
pourra-t-il y avoir qqch gagné ou qqn, quelques-un.e.s pourront-ielles
estimer y avoir gagné; ou pourrait-ce ne s’être avéré que pertes pour
tou.te.s ?

Chose certaine, y a-t-il en ce genre de cause, par la façon dont c’est
appréhendé
au moins une grande perdante : la vérité
SI, en effet, en raison d’une échelle de valeurs d’idoine mesure
étaient considérées vraiment graves les agressions sexuelles
on n’hésiterait pas à recourir au polygraphe pour dissuader
de p’tits ou grands malins d’inventer des sornettes telle
celle échafaudée par un Rozon ricaneur l’an passé.

Or, comme c’est considéré de si peu d’importance les agressions sexuelles
ou… celles en étant le plus souvent victimes, filles & femmes, on laisse faire
on laisse passer quasi n’importe quoi; de génération en génération, de siècle
en siècle, de millénaires en millénaires :
des viols de guerre aux viols collectifs…
« privés », tus, tels ceux en milieu hockey
du fait que serait considéré plus important
de « sauver » la réputation d’«idoles» que
celle de violées ou d’agressées sexuelles.

Si bien qu’il semble qu’on ne soit pas mais vraiment pas arrivés au bout de la randonnée à cet égard; qu’on pourrait même ne jamais parvenir à mi-chemin.

A fortiori considérant que les embûches n’en finissent jamais de s’empiler.
Comme le voit-on ces années-ci où, féminisme extrémiste aidant, le «yâbe»
serait ‘pogné’ entre femmes elles-mêmes eu égard à ce qu’il sied de faire ou
d’éviter de faire concernant ce qui est de mise ou pas, lorsqu’est-on victime
d’agression sexuelle :
devrait-on être prête à en lyncher sur place publique par tribunal populaire
pour « faire un exemple »; ou ne siérait-il pas plutôt de faire amender les
processus d’interpellation, d’accusation, de sanctions ou de réclusion
de manière à ce qu’advienne, enfin, justice sur Terre ?!
Il semble que ce soit ceci plutôt que cela le préférable
car chaque fois qu’aperçoit-on excès en défenses ou…
« offenses » « ‘à la féminine’ »; eh bien, s’ensuit ‘backlash’
engendrant reculs plus prononcés que toutes avancées acquises
au fil de laborieuses décennies de persévérance et de vaillance à
faire mieux respecter l’humanité jusqu’en intimité de toutes filles.

Bref, en résumé-conclusion, deux – (ou trois) – choses :
– l’agression sexuelle n’est pas un crime comme les autres;
– (pcq) il y a plus de différence encore entre ce qu’il se passe
entre les deux oreilles d’hommes et de femmes, qu’il y en a
entre ce qu’ielles ont entre les jambes;
– de temps immémoriaux, comme actuellement encore…, tristement
en temps de crise, femmes, filles, fillettes restent celles « payant »:
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/des-que-les-societes-vivent-une-crise-elles-le-font-payer-aux-femmes-13-11-2022-2497564_1913.php

https://www.gouvernement.fr/discours/discours-de-la-premiere-ministre-elisabeth-borne-50eme-anniversaire-de-louverture-du-concours-de-lecole-polytechnique-aux-femmes

https://plus.lapresse.ca/screens/9c13784e-f797-4f5a-ab88-7a1dc3f4aafb%7C_0.html

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Alors, donc, le verdict sera prononcé au cours des toutes prochaines minutes…
J’en ai les jambes molles…
C’est que, comme ai-je exposé ci-dessus, ne sera-ce pas la moindre des ‘décisions’ qui sera rendue, là / c’en sera une éminente, suréminente.

On doit ‘apprécier’ que cela se soit passé, surtout qu’aura-ce été débattu et décidé en le… « Québec ‘profond’ », comme ils disent. Qui est, encore, fort différent du Québec… ‘montréalais’, du Québec-à/en-Montréal.

J’aurais, infiniment, aimé être p’tit oiseau pour voir quels genres d’«échanges» ont eus les juré.e.s. Aurait-ce « brassé » un peu ? Y aurait-il eu ‘pression’ sur d’aucun.e.s pour (se) rallier/atteindre (à) l’unanimité ?

T K, on ne peut ne pas avoir remarqué l’importante asymétrie sexuelle (ou sexuée ou de genre) de la composition du jury : 3 fois plus de femmes que d’hommes. Et ce en une joute orale, où, classiquement, la gent féminine tend à s’avérer meilleure. On verra bien ce que ça « ‘donnera’ ». Car moi considéré-je que deux fois plus de femmes eût été, déjà, en-en-masse; considérant à quel point diffère la manière de penser et d’appréhender ou percevoir au féminin vs au masculin.
C’est comme s’il y avait (eu) privilégiation, a priori, de la présumée ‘victime’, al. plaignante, « au ‘détriment’ » ou par rapport à l’accusé. Lequel, pourtant, bénéficie de la plus grande protection possible imaginable ‘through’ le principe, transcendant, d’« au-delà de tout doute raisonnable ».

Pour terminer, aurais-je une question à lui poser, à l’accusé, une « bonne » :
La toute première réponse qu’a-t-il donnée, en effet, à la toute première question lui ayant été posée — (dont est-il facile de voir qu’avait-ce été bien « ‘pratiqué’ »… ) — : « Avez-vous agressé la plaignante ? » / rép. « JAMAIS ! ».

Ma question est la suivante : « Qu’en sait-il ! ? »…
Qu’en sait-il de ce qu’a-t-il pu faire ou pas au cours de la longue nuit passée à côté de la plaignante ? Il semble ne pas le savoir plus que vous ni moi.
Soit, en effet a-t-il pu dormir ‘comme une bûche’; soit, aussi, peut-il avoir agi des gestes plus ou moins consciemment ou mi-consciemment, qui, après coup, pourraient lui être parus si « inacceptables », qu’auraient-ils pu se voir refoulés profondément en l’Inconscient.
Fin.

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J’avais ici dit que cette affaire ferait « école », ferait « histoire » ?
Un « connaisseur » conclut ce matin in La Presse :
« Si l’on voulait mesurer le chemin parcouru dans le monde judiciaire depuis 40 ans en matière de crimes sexuels, il faudrait prendre ce procès comme point de comparaison. »

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