Temps des Fêtes: syndicats et partis politiques poussent un soupir de soulagement

QUÉBEC — Le gouvernement Legault a finalement choisi «la voie de la raison», jeudi, en présentant un scénario «responsable» pour le temps des Fêtes, applaudissent les syndicats.

Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale se sont également montrés plutôt satisfaits des mesures annoncées par le premier ministre François Legault en conférence de presse à Montréal.

Les rencontres familiales seront permises du 24 au 27 décembre, et les écoles seront fermées pendant quelques jours seulement, avant et après Noël, avec de l’enseignement à distance.

M. Legault a également indiqué que les services de garde en milieu scolaire n’accueilleraient que les enfants du personnel de la santé, des services sociaux et des services prioritaires.

Le gouvernement avait créé un branle-bas de combat plus tôt cette semaine en laissant entendre que les écoles fermeraient plus longtemps et que les services de garde prendraient la relève.

Jeudi, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se sont dites soulagées.

«Nous sommes satisfaits que le premier ministre ait entendu nos arguments», a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau, par voie de communiqué.

«On ne pouvait régler la question en renvoyant tout simplement le fardeau sur le personnel des services de garde. (…) C’est une décision mitoyenne qui nous semble beaucoup plus responsable.»

Or, les syndicats demandent qu’à l’avenir, le gouvernement Legault cesse de faire «cavalier seul» et les consulte davantage, au lieu de lancer des «ballons d’essai» dans la sphère publique. 

«Dans le futur, le gouvernement gagnerait à associer le plus d’organisations possible à ses réflexions pour éviter un autre psychodrame», a affirmé la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

Purificateurs d’air réclamés

De son côté, Québec solidaire parle d’un «grand soulagement». Sa porte-parole en éducation, Christine Labrie, a salué la décision de maintenir le calendrier scolaire au primaire et au secondaire.

«Maintenant que les modifications au calendrier sont écartées, j’invite le ministre à se concentrer sur la réduction des éclosions dans les écoles, par exemple en améliorant la qualité de l’air et en réduisant la taille des groupes», a-t-elle déclaré. 

Les députées libérale et péquiste, Marwah Rizqy et Véronique Hivon, y sont allées dans le même sens. 

Selon Mme Hivon, le gouvernement «admet» que les écoles sont déterminantes dans les risques de contagion. 

«Cela devrait vouloir dire que les mesures pour minimiser le plus possible les risques d’éclosions et de contamination seront mises en place rapidement», a-t-elle réagi.

«On demande donc au gouvernement d’outiller les écoles dès maintenant en purificateurs d’air portatifs, de prioriser le dépistage pour les élèves et le personnel ainsi que de favoriser les demi-classes alternées.»

«Pouvons-nous recevoir d’ici Noël les purificateurs d’air mobiles et les détecteurs de CO2?» a renchéri Mme Rizqy.

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