Terre-Neuve-et-Labrador: les électeurs appelés aux urnes le 13 février

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Terre-Neuve-et-Labrador devient la quatrième province canadienne à entrer en élections en temps de pandémie.

Le premier ministre Andrew Furey a officiellement annoncé vendredi soir que les électeurs seront appelés aux urnes le 13 février.

Il s’agira du premier scrutin hivernal de la province depuis février 1999, lors de la réélection du dirigeant libéral Brian Tobin.

À l’instar de ce dernier, et comme lors des trois récentes élections en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et au Nouveau-Brunswick, M. Furey a les yeux sur l’obtention d’une majorité.

Le chirurgien a été élu en août pour remplacer Dwight Ball à la tête des libéraux au pouvoir. En vertu de la loi, des élections doivent être déclenchées d’ici la fin de sa première année en tant que premier ministre.

Il a demandé à la juge en chef Deborah Fry de Terre-Neuve-et-Labrador, qui agissait en l’absence de la lieutenante-gouverneure, de dissoudre l’Assemblée législative vers 15 h 10, heure locale, vendredi.

M. Furey a fait valoir que les efforts de Terre-Neuve-et-Labrador pour limiter la propagation de la COVID-19 peuvent servir d’exemple à l’échelle nationale. Il dit avoir choisi de tenir le scrutin un samedi pour donner aux électeurs le temps de se rendre aux urnes et éviter les foules dans les bureaux de vote.

Son principal adversaire demeurera le Parti progressiste-conservateur, dirigé par l’avocat Ches Crosbie, fils du célèbre politicien reconnu pour son franc-parler John Crosbie.

En conférence de presse juste avant celle de M. Furey, M. Crosbie a signalé que la province était «sur le bord du gouffre financier» avant même la pandémie.

Il compte dévoiler dans les prochains jours son propre plan pour raviver l’économie. «Un gouvernement progressiste-conservateur dirigé par moi serait une machine à création d’emplois», a-t-il avancé.

En entrevue vendredi, le directeur de campagne des conservateurs, Shawn Skinner, a indiqué que dans le contexte sanitaire actuel, le parti n’aura pas d’autobus pour faire la tournée de la province. «Ce serait une boîte de Petri ambulante», a-t-il illustré. Ils s’en remettront plutôt à des événements diffusés en ligne et à du porte-à-porte dans le respect de la distanciation physique.

Le Nouveau Parti démocratique provincial, dirigé par l’économiste Alison Coffin, a fait des gains lors des dernières élections générales de mai 2019, remportant trois sièges à l’Assemblée législative après avoir présenté seulement 14 candidats dans les 40 circonscriptions de la province.

Le parti compte présenter au moins 30 candidats cette fois, selon le directeur de la campagne néo-démocrate.

À la dissolution, les libéraux détenaient 19 sièges et les progressistes-conservateurs, 15. Le NPD en avait trois et on comptait aussi trois indépendants.

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