Terre-Neuve et l’Île-du-Prince-Édouard se retirent de la «bulle atlantique»

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — L’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador se retirent temporairement de la «bulle atlantique» tandis que les cas augmentent dans ce secteur du pays.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, a affirmé lundi que quiconque mettrait les pieds dans la province en provenance de la région atlantique devrait se mettre en isolement pendant 14 jours — une règle à laquelle les visiteurs du reste du pays devaient déjà se plier.

«Après mûre réflexion et consultation, j’ai pris la décision difficile de mettre en place ce geste de rupture», a déclaré M. Furey aux journalistes. «La mise en œuvre de ce changement pendant une période de deux semaines est un effort pour éviter un confinement complet.»

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, a indiqué pour sa part que la province allait suspendre tous les déplacements non essentiels vers l’île pendant deux semaines.

M. King a annoncé ce qu’il a dit être une mesure préventive, «qui, nous l’espérons, nous permettra de maintenir le niveau de vie presque ordinaire dont nous jouissons dans cette province».

Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard se trouvaient dans la «bulle atlantique» — avec la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick — au sein de laquelle les résidents étaient autorisés à se déplacer librement d’une province à l’autre sans se prêter à une quarantaine.

M. Furey a affirmé que les restrictions de déplacements entreraient en vigueur, mercredi, et seraient réévaluées dans deux semaines.

Le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique a publié lundi un communiqué dans lequel le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs et le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil se joignent à MM. Furey et King pour «recommander la prudence en ce qui a trait aux voyages non essentiels au sein des provinces de l’Atlantique». Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse n’ont pas été jusqu’à imposer de nouvelles restrictions sur les voyages.

En Nouvelle-Écosse, des règles plus strictes limitant les rassemblements sont entrées en vigueur dans la région de Halifax et le comté voisin de Hants, lundi, après que la province eut recensé 19 nouveaux cas de COVID-19 vendredi et samedi. Lundi, ce sont 11 nouveaux cas qui ont été signalés par les autorités.

Le Nouveau-Brunswick a fait état samedi d’un sommet dans la province avec 23 nouveaux cas. La Nouvelle-Écosse a relevé de possibles éclosions dans près de 40 lieux à Halifax au coeur d’une transmission communautaire de la COVID-19. La semaine dernière, Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé un nouveau cas qui touchait une personne s’étant rendue en Nouvelle-Écosse.

Lundi, le Nouveau-Brunswick a signalé 15 nouveaux cas et un autre décès liés au coronavirus. Le nouveau décès porte le bilan dans la province à sept personnes mortes des complications liées à la COVID-19. Le Nouveau-Brunswick compte 89 cas actifs, et un total de 445 cas depuis le début de la pandémie.

L’Île-du-Prince-Édouard a signalé lundi un nouveau cas de COVID-19, soit celui d’une femme dans la quarantaine s’étant rendue sur l’île en provenance de l’extérieur du Canada atlantique. La province a enregistré un total de 69 cas depuis le début de la pandémie, tous liés aux voyages.

Terre-Neuve-et-Labrador a recensé deux nouveaux cas, lundi, tous deux dans l’ouest de la province. Il s’agit d’un homme de retour dans la province après un déplacement au Manitoba, et puis une élève du primaire à Deer Lake, le premier cas dans une école dans la province.

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