Test négatif requis à la frontière terrestre à compter de lundi, annonce Trudeau

OTTAWA — À compter du lundi 15 février, les voyageurs qui entrent au Canada par voie terrestre pour des raisons non essentielles seront aussi tenus de fournir un résultat de test négatif à la COVID-19 réalisé dans les 72 dernières heures. Ceux qui n’y adhèrent pas pourraient s’exposer à des amendes allant jusqu’à 3000 $. 

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce mardi, lors de sa conférence de presse bihebdomadaire devant sa résidence de Rideau Cottage.

Les Canadiens voyageant par avion étaient déjà tenus de présenter un test de dépistage négatif avant leur embarcation. Avec le changement annoncé mardi, le Canada vient donc harmoniser ses règles pour les Canadiens qui reviendraient au pays en voiture après un séjour aux États-Unis. 

Il n’est cependant pas question de refuser l’accès au pays à ces Canadiens qui n’auraient pas leur test de dépistage négatif en main, a précisé M. Trudeau. 

«Non, ce n’est pas légal pour le Canada de refuser l’entrée (…) s’ils sont Canadiens ou s’ils sont résidents permanents. (…) S’ils n’ont pas un test négatif, il va y avoir des amendes qui pourraient monter jusqu’à 3000 $ par personne», a-t-il précisé en réponse à la question d’une journaliste. 

Le premier ministre a laissé entendre que le gouvernement annoncera bientôt d’autres mesures concernant les voyageurs à la frontière terrestre «pour s’assurer qu’ils ne sont pas en train de mettre à risque les autres Canadiens avec leur retour au pays». 

M. Trudeau a cependant souligné que la mesure annoncée mardi concerne très peu de gens. 

Les passages à la frontière terrestre qui ne sont pas faits par les travailleurs essentiels ne représentent que 5 % des traversées, a-t-il dit. «La grande majorité des gens qui traversent à nos frontières terrestres sont des travailleurs essentiels: des chauffeurs de camions, des infirmières…», a-t-il énuméré. 

L’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, suppose qu’il pourrait y avoir des exemptions à ces tests de dépistage obligatoires. 

Ainsi, les individus qui ont eu la COVID-19 dans les 90 derniers jours et qui «peuvent démontrer qu’ils ont passé la période de contagion de 10 jours» n’auraient pas à subir le test, a-t-elle indiqué. L’exemption ne s’appliquerait pas au-delà de 90 jours, l’immunité développée à ce virus étant incertaine après ce délai.

Les voyageurs revenant par avion seront eux aussi bientôt soumis à des mesures plus strictes.

En plus d’un test de dépistage requis moins de 72 heures avant le départ, ils devront subir un autre test de dépistage à leur arrivée à un aéroport canadien et passer trois jours à l’hôtel, moyennant environ 2000 $, en attendant les résultats. Si le résultat est négatif, ils pourront poursuivre la quarantaine chez eux. 

M. Trudeau n’était toujours pas en mesure de dévoiler, mardi, la date d’entrée en vigueur de ces mesures additionnelles pour ceux voyageant par avion. «On va avoir des annonces (…) dans les jours à venir. On est en train de mettre en place toute la logistique pour s’assurer que les Canadiens soient bien protégés», a-t-il dit. 

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