Theresa Tam assure que l’unité d’alerte précoce fonctionne toujours

OTTAWA — L’administratrice en chef de la santé publique, Theresa Tam, veut attendre les résultats de l’examen indépendant mené sur l’unité d’alerte précoce des épidémies dans le monde — et éventuellement au Canada.

Les membres de ce Réseau mondial d’information en santé publique «surveillent les sources des médias à travers le monde et fournissent de l’information organisée et cohérente (à leurs) utilisateurs, afin de leur permettre de réagir rapidement aux menaces», selon l’Agence de la santé publique du Canada.

Or, le gouvernement a ordonné un examen externe de cette unité spécialisée depuis que le «Globe and Mail» a écrit que ses membres avaient été réaffectées juste avant la pandémie de COVID-19. Le quotidien a aussi écrit que les avertissements des scientifiques n’avaient pas été correctement transmis à la chaîne de commandement.

La docteure Tam a assuré mardi que cette unité fonctionnait toujours. Elle a indiqué qu’elle ne voulait pas préjuger des conclusions de l’examen externe, mais elle a promis d’étudier attentivement les recommandations formulées.

Lors de sa conférence de presse sur la colline du Parlement, elle a aussi précisé qu’elle avait reçu des avertissements concernant l’épidémie initiale de COVID-19 en Chine à la fin de l’année dernière et que ces informations avaient bien été transmises aux provinces et aux territoires.

Son adjoint, le docteur Howard Njoo, a déclaré mardi que les responsables de l’agence s’étaient appuyés sur de multiples sources d’information, y compris de leurs homologues dans le monde, et que la communauté internationale avait détecté des signaux concernant une épidémie à Wuhan, en Chine, vers le début de l’année.

«Comme tout autre système, nous devons examiner les leçons apprises et la place (de cette unité) à mesure que nous avançons», a déclaré Mme Tam. «Le but d’un examen indépendant est de permettre à tous les enquêteurs de faire leur travail — donc, je ne crois pas qu’il soit très utile, pour le moment, de devancer leurs conclusions.»

Elle a soutenu que le but de cet examen était de renforcer le système mondial d’alerte précoce et que tout ce que le Canada pourrait y apporter serait utile.

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