Thon rouge: cinquante pays s’entendent pour augmenter les quotas

BRUXELLES — Les pays qui pêchent dans l’océan Atlantique et la mer Méditerranée se sont entendus mardi pour augmenter les quotas annuels de thon rouge.

Au terme de la rencontre des 50 pays de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), les membres se sont entendus pour hausser les quotas, qui passeront de 24 000 tonnes cette année, à 28 000 l’an prochain. Les quotas seront ensuite augmentés de 4000 tonnes par an au cours des deux années suivantes.

Cette information a été confirmée par deux responsables qui assistaient à la rencontre. Ils se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat puisque l’annonce n’avait pas encore été faite.

Cette décision signifie que les quotas auront plus que doublé depuis cinq ans.

Le thon rouge est un poisson très prisé que l’on retrouve dans plusieurs mets japonais, dont les sushis et les sashimis.

Les environnementalistes seront déçus de cette annonce, puisqu’ils croient que le rétablissement de l’espèce est encore trop fragile pour trop augmenter les quotas de pêche. Ils étaient ouverts à une certaine hausse, mais pas aussi importante que celle qui sera annoncée.

Considérant le nombre d’espèces de poisson qui ont été affectées par la surpêche et qui ont fait face parfois à l’extinction dans les dernières années, le risque pour le thon rouge est élevé.

Des groupes environnementalistes sont troublés par les recherches scientifiques de la CICTA et les estiment trop optimistes.

Mais des membres influents de la commission, dont l’Union européenne et le Japon, croient les résultats des recherches qui appuient l’augmentation des quotas à 36 000 tonnes d’ici 2020.

Le marché du thon rouge est évalué à environ 200 millions $ US (environ 255 millions $ CAN) lorsque le poisson est pêché, mais ce chiffre est multiplié par quatre au moment de la vente.

Les plus populaires