Tony Clement veut revoir les politiques conservatrices taillées sur mesure

OTTAWA – L’aspirant-chef du Parti conservateur Tony Clement croit que les approches et les politiques préconisées par la formation pendant sa décennie au pouvoir doivent être revues.

Le député conservateur a affirmé, jeudi, qu’il entendait délaisser les politiques de crédits d’impôt taillées sur mesure pour de potentiels électeurs, s’il devient le prochain chef des conservateurs.

S’il s’est dit fier du legs du précédent gouvernement, il a ajouté que le paysage politique du monde entier a changé et son parti doit, selon lui, se moderniser.

Tony Clement souhaite par ailleurs amener le message de son parti dans des circonscriptions où celui-ci a été peu présent au cours des dernières années.

Les récents dénouements politiques au Royaume-Uni ainsi que le climat politique actuel aux États-Unis montrent, selon lui, que les citoyens d’un peu partout dans le monde ont l’impression qu’ils ne sont pas entendus par les politiciens.

«Ils ont été victimes de la convergence de plusieurs facteurs économiques et personne, à Washington et à Londres, ne les a écoutés», a-t-il dit.

M. Clement estime que si les politiciens canadiens ne sont pas à l’écoute de la population, ils pourraient se retrouver face à des problèmes similaires à ceux vécus dans ces pays.

«C’est ce qui crée la dissonance, le fait que le gens se sentent abandonnés. C’est ce que nous devons éviter dans notre pays», a-t-il dit.

Le jour viendra où les Canadiens voteront pour les conservateurs à nouveau dans l’espoir qu’un changement s’opère, a fait valoir le politicien qui oeuvrait auparavant au sein du gouvernement de l’Ontario.

Tony Clement dit souhaiter commencer dès maintenant à rebâtir les relations brisées.

Les conservateurs ont été élus en 2006 en présentant une plateforme électorale strictement définie. Ils ont ensuite maintenu, tout au loin de leur décennie de pouvoir, une politique de crédits d’impôts ciblés. Tony Clément a promis, jeudi, qu’il proposerait un système plus juste s’il est porté à la tête du parti.

Tony Clement s’est joint à la course à la direction du Parti conservateur cette semaine, devenant le quatrième candidat déclaré. Kellie Leitch, Maxime Bernier et Michael Chong se sont également déjà lancés. Les membres du parti éliront leur nouveau chef en mai 2017.

Il s’agit de la deuxième fois que Tony Clement brigue la direction du Parti conservateur. Il avait terminé troisième dans la seule autre course du parti où l’ancien premier ministre, Stephen Harper, avait été couronné.

Le candidat nouvellement déclaré estime qu’il est aujourd’hui en meilleure posture pour être choisi par les membres du Parti conservateur. Il rencontrera vendredi l’homme d’affaires Kevin O’Leary. Celui-ci avait dit à La Presse canadienne qu’il hésitait entre appuyer un candidat ou lui-même se lancer dans la course.