«Top secret»: Biden a accès au «President’s Daily Brief»

WILMINGTON, Del. — Joe Biden a obtenu son premier aperçu en tant que président élu du «President’s Daily Brief» (PDB), un résumé extrêmement confidentiel des renseignements américains et des événements mondiaux — un document que l’ancienne première dame Michelle Obama appelait «The Death, Destruction, and Horrible Things Book».

Il y a plus de dix ans, M. Biden a lu le PDB du président George W. Bush alors qu’il s’apprêtait à accéder à la vice-présidence. Ensuite, il a lu le PDB de Barack Obama pendant huit ans. Depuis lundi, après une pause de quatre ans, il lit le PDB de Donald Trump.

«Les présentateurs vont certainement demander à Biden ce qu’il préfère comme format et comme style, a dit David Priess, l’auteur de ‘The President’s Book of Secrets’, une histoire du PDB. Au strict minimum, ils vont voir ce qui lui plaît le plus, pour que ce livre devienne son livre.»

Le PDB de M. Obama était un document de 10 ou 15 pages placé dans un dossier de cuir qui l’attendait sur la table du petit-déjeuner. Plus tard pendant sa présidence, il aimait lire le compte-rendu ultra-secret sur un iPad sécurisé.

«Michelle l’appelait le “The Death, Destruction, and Horrible Things Book”, a écrit M. Obama dans son nouveau livre, «A Promised Land».

«Dépendant de la journée, je pouvais lire au sujet de cellules terroristes en Somalie ou de troubles en Irak ou des nouvelles armes développées par les Chinois ou les Russes», a dit M. Obama.

D’ici au jour de l’assermentation, M. Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris liront le PDB développé pour M. Trump, qui refusait jusqu’à tout récemment qu’ils y aient accès pendant qu’il contestait l’issue de l’élection.

M. Trump, qui préfère l’information visuelle, aime les textes courts et les graphiques. Le président sortant a déjà indiqué qu’il n’est pas friand des longs documents écrits.

Le résumé écrit, que M. Trump ne lit pas toujours, est souvent suivi d’un compte-rendu verbal par un représentant des renseignements.

Le président élu sera aussi informé des «activités clandestines de la CIA», a récemment déclaré l’ancien directeur intérimaire de l’agence, Mike Morell. «Il est important que le président élu ait ces renseignements (…) parce que le jour de l’assermentation, ces activités clandestines lui appartiendront».

Quand M. Biden s’installera à la Maison-Blanche, il héritera de la menace nucléaire iranienne et nord-coréenne, de l’instabilité au Moyen-Orient, du retrait des États-Unis de l’Afghanistan et de la montée de la Chine.

Même M. Biden, avec ses décennies d’expérience en politique étrangère, pourrait être surpris par le contenu du PDB.

L’ancien directeur de la CIA, Michael Hayden, a écrit dans son livre que les révélations du PDB sont des moments de «aaahhh m…», comme dans «aaaah m…, on n’aurait pas dû dire ça quand on a fait campagne à Buffalo».

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