Tordeuse des bourgeons de l’épinette: la pulvérisation de l’insecticide est terminée

MONTRÉAL — Le programme de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) a pris fin il y a quelques jours. 

La pulvérisation aérienne d’insecticide biologique a permis de lutter contre les ravages potentiels de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) sur une superficie de 625 000 hectares de forêts publiques et privées dans les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Capitale-Nationale, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

Des équipes de la SOPFIM resteront néanmoins sur le terrain pour encore quelques semaines, afin de compléter les relevés forestiers et entomologiques qui serviront à l’analyse des résultats du programme de la saison 2022. 

De façon générale, un programme est jugé satisfaisant lorsque la SOPFIM atteint l’objectif de protection sur un minimum de 70 % des aires traitées.

L’évaluation pour 2021 a démontré que 81 % des aires observées par voie aérienne avaient atteint l’objectif annuel de protection du feuillage. La SOPFIM signale que l’approche préconisée au Québec demeure la protection du feuillage des arbres pour maintenir les forêts vivantes.

La SOPFIM affirme que la tordeuse des bourgeons de l’épinette est l’insecte le plus destructeur des peuplements de conifères de l’Amérique du Nord. Au Québec, elle consomme principalement le feuillage annuel du sapin baumier et de l’épinette blanche, mais aussi de l’épinette rouge et de l’épinette noire.

Lorsque l’épidémie se poursuit pendant plusieurs années, le feuillage peut devenir insuffisant pour assurer la survie des arbres.

Les dégâts débutent à la fin d’avril lorsque les jeunes chenilles, qui mesurent à peine 1,5 millimètre de long, sortent de leur hibernation et se nourrissent du pollen des fleurs en attendant l’ouverture des bourgeons. Dès que les nouvelles pousses se déploient, les chenilles se nourrissent jusqu’à la fin du mois de juin.

C’est à ce moment que leurs dégâts sont les plus apparents et qu’ils peuvent devenir responsables de plus de 85 % de la défoliation.

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