Tour de Radio-Canada: Joly refuse de se prononcer sur sa valeur patrimoniale

OTTAWA – La ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, refuse de se prononcer sur la valeur patrimoniale de la tour de Radio-Canada à Montréal ou sur ses préférences quant à son avenir.

Le gouvernement «a une responsabilité historique» face à la bâtisse qui a été mise en vente, mais également «une indépendance», a-t-elle fait valoir en mêlée de presse, mercredi.

Ultimement, il reviendra donc à la société d’État de prendre une décision après avoir étudié «tous les scénarios» concernant l’avenir de la tour, a insisté Mme Joly.

Lorsqu’on lui a demandé si, comme titulaire du ministère du Patrimoine, elle jugeait que la tour devrait rester debout ou si elle avait une valeur patrimoniale, elle n’a pas voulu commenter.

«Pour nous, vraiment, le plus important c’est que ça soit un milieu de travail de qualité, qui puisse répondre aux besoins du numérique», a-t-elle offert.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) a demandé il y a un mois l’intervention du gouvernement fédéral afin qu’il ordonne à la haute direction de la société d’État de mettre de côté son plan de vendre son siège social dans l’est de Montréal.

La présidente du SCRC, Johanne Hémond, a dit trouver tout à fait «incompréhensible» de voir la haute direction s’«acharner» à vouloir vendre un patrimoine appartenant à tous les Canadiens alors que le nouveau gouvernement réinvestit dans le diffuseur public.

La ministre Joly s’est justement réjouie mercredi de l’injection d’une somme de 675 millions $ sur cinq ans pour Radio-Canada, confirmée mardi dans le budget du ministre des Finances, Bill Morneau.

«Ça fait 30 ans qu’il n’y a pas eu un investissement aussi important en arts et en culture et on peut même dire qu’on est un des seuls pays au monde à investir aussi massivement en arts et en culture, alors on est très content», a-t-elle affirmé après la réunion du caucus libéral.