Tous unis contre Trump «pour la survie de la démocratie» disent les démocrates

WILMINGTON, Del. — Kamala Harris a marqué l’histoire aux États-Unis en devenant mercredi soir la première femme noire à accepter l’un des postes les plus prestigieux pour un grand parti politique en vue d’une élection présidentielle.

Dans un discours très attendu au troisième soir de la convention nationale du parti, entièrement virtuelle, la sénatrice californienne a raconté son parcours comme ancienne procureure, mais a aussi partagé des histoires personnelles pour expliquer comment Joe Biden et elle peuvent redonner de la vigueur à un pays ravagé par la pandémie de COVID-19 et par les divisons partisanes.

Mme Harris a raconté comment sa mère, Shyamala Gopalan, une biologiste et immigrante indienne lui avait enseigné de son vivant que «dans leur nation, tous étaient les bienvenus, peu importe de leur apparence, d’où ils viennent et qui ils aiment».

«Il n’y a aucun vaccin contre le racisme», a-t-elle déclaré, en expliquant qu’il fallait se mettre au travail.

Elle a accepté de devenir la vice-présidente des États-Unis, si Joe Biden et les démocrates remportent l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Avant de s’adresser à des millions d’électeurs américains, plusieurs vedettes et grands noms du Parti démocrate avaient uni leur voix au Democratic National Convention pour marteler essentiellement le même message: le président Donald Trump est inapte pour les fonctions de la Maison-Blanche, d’où l’importance d’exercer son droit de vote,  non seulement pour soi, mais aussi pour assurer le respect, voire la survie de la démocratie.

Obama, Clinton, Eilish, etc…tous le même message

Même l’ancien président Barack Obama est sorti de sa réserve habituelle, en affirmant que son successeur Donald Trump a démontré qu’il ne respecte pas les fonctions qui lui ont été confiées, «qu’il traite comme une émission de téléréalité».

«Les conséquences sont graves (…) 170 000 Américains sont morts. Des millions d’emplois ont disparu. Notre bonne réputation à travers le monde a été malmenée et notre démocratie est menacée, comme jamais auparavant.»

Pour démontrer tout le sérieux de ses propos, M. Obama a livré son discours depuis le musée de la révolution américaine de Philadelphie, pour prévenir l’électorat.

«Ne les laissez pas vous enlever votre pouvoir. Ne les laissez pas vous enlever votre démocratie»,a-t-il affirmé .

Barack Obama, qui a été le premier président noir des États-Unis, a aussi vanté la candidature de son ancien vice-président et ami Joe Biden. Il a aussi tendu la main à l’électorat plus jeune et à ceux du mouvement Black Lives Matter, qui souhaitent des changements concrets aux États-Unis.

Il a présenté Joe Biden et Kamala Harris comme ceux étant les plus aptes à guider le pays vers la sortie d’une période sombre sans précédent.

Comme d’autres, M. Obama a dit que l’administration actuelle est prête à tout pour gagner et qu’elle a tout intérêt à ce que les Américains n’exercent pas leur droit de vote en grand nombre.

Comme c’est souvent le cas, des artistes ont appuyé ouvertement les démocrates et ce fût le cas, mercredi soir, de la jeune et très populaire chanteuse, Billie Eilish qui a non seulement chanté la chanson »My Future », mais a aussi affirmé «qu’il fallait voter contre Donald Trump qui est en train de détruire leur pays».

Faire sortir le vote

Plus tôt dans la soirée, la démocrate Hillary Clinton, qui a été défaite à l’élection présidentielle de 2016 par Donald Trump, a demandé aux Américains de faire sortir le vote massivement, elle qui n’a pu accéder à la Maison-Blanche même si elle avait remporté le vote populaire par près de 3 millions de voix.

Elle a raconté que les gens lui avouaient régulièrement depuis quatre ans que «s’ils avaient réalisé à quel point il était dangereux, qu’ils auraient voté». Elle les a invités à faire sortir le vote cette fois, de façon sans équivoque, de sorte à ce «Trump ne peut pas voler la victoire». 

Parmi les autres personnalités qui ont pris la parole, la sénatrice Elizabeth Warren et la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi ont fait l’éloge de Joe Biden et de Kamala Harris.

L’ancienne représentante Gabrielle Giffords, qui milite pour un plus grand contrôle des armes à feu après avoir été victime d’une tentative de meurtre en 2011, a aussi livré son message même si elle éprouve beaucoup de difficulté à s’exprimer depuis ses blessures à la tête.

 «Les mots venaient facilement autrefois. C’est plus pénible pour moi de m’exprimer aujourd’hui, mais je n’ai pas perdu ma voix» a dit Mme Giffords, qui a eu besoin de plusieurs heures pour enregistrer ses propos en raison de son invalidité.

Elle a dit de Joe Biden «Il a été là pour moi. Il sera là pour vous aussi».

 

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