Sécurité ferroviaire: le ministre Marc Garneau préoccupé

OTTAWA — L’augmentation des mouvements involontaires de trains, comme celui qui a causé la tragédie de Lac-Mégantic il y a cinq ans, préoccupe le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, au point où celui-ci a récemment demandé de rencontrer les dirigeants de deux compagnies ferroviaires pour en discuter.

Le ministre a fait parvenir une lettre au Canadien National et au Canadien Pacifique le 12 juin, affirmant qu’il «prenait la chose très au sérieux».

Dans cette lettre, M. Garneau note que le Bureau de la sécurité des transports (BST) a recensé 58 mouvements non contrôlés en 2016, 51 en 2017 et 62 en 2018. Ces incidents qui sont surtout survenus dans des gares de triage n’ont pas eu de conséquences tragiques comme à Lac-Mégantic, mais ils constituent tout de même un risque.

La présidente du BST, Kathleen Fox, rappelait en entrevue mercredi que le ministère des Transports et l’industrie ferroviaire devaient prendre des mesures supplémentaires pour réduire ce risque, comme doter les trains de freins d’urgence qui s’actionnent automatiquement lors d’un mouvement inattendu.

Quarante-sept personnes ont perdu la vie dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013 lorsqu’un train transportant 7,7 millions de litres de pétrole brut s’est mis en mouvement et a déraillé à Lac-Mégantic. Les wagons s’étaient enflammés et avaient détruit le coeur du centre-ville de cette municipalité de moins de 6000 habitants.

Le BST constatait mercredi que seulement deux des cinq recommandations émises après la tragédie ont été appliquées en entier, cinq ans plus tard.

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