Traite des personnes: des élus veulent du financement pour les victimes

OTTAWA — Des députés de tous les partis d’opposition s’unissent pour demander au gouvernement libéral de revenir sur sa décision de cesser le financement des programmes d’aide aux victimes de la traite humaine.

Selon eux, ces organisations ne pourront plus, sans le financement d’Ottawa, offrir de l’aide aux femmes et aux filles devenues encore plus vulnérables dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Les organisations avaient obtenu un financement dans le cadre d’un programme fédéral de cinq ans, qui s’est terminé en mars 2020, mis en place par l’ancien gouvernement conservateur parallèlement aux efforts de réforme des lois canadiennes sur la prostitution.

Ce programme a été remplacé par une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la traite des êtres humains, mais ce financement n’a pas encore commencé à se déployer.

En attendant, les groupes qui viennent en aide aux victimes de la traite humaine et de l’exploitation sexuelle souffrent d’un manque de financement depuis le mois de mars. Ils n’ont aucune idée précise sur le moment où de nouveaux fonds seront disponibles.

Quatre députés venant des quatre partis de l’opposition ont envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau et aux autres ministres responsables de ce dossier pour les exhorter à rétablir le financement de ces groupes afin de leur permettre de poursuivre leur travail.