Transfert du personnel de l’éducation vers la santé: un guide attendu

MONTRÉAL — La CSQ affirme être contrainte d’ «éteindre des feux» depuis que Québec a annoncé, vendredi, un arrêté ministériel qui permet de transférer du personnel de l’éducation vers la santé.

Est-ce qu’un enseignant pourrait être conscrit comme préposé aux bénéficiaires? On ne le sait pas, «on n’a aucune idée comment ça va se traduire», a déploré Sonia Éthier, présidente de la CSQ, en entrevue lundi.

L’annonce de l’arrêté ministériel a semé l’inquiétude au sein des membres de la Centrale des syndicats du Québec, qui se demandent quels titres d’emplois seront touchés, dans quel ordre, dans quelles régions et quand.

Il faut dire que la CSQ représente non seulement la majorité des enseignants au Québec, mais aussi les professionnels de l’éducation et les employés du soutien scolaire. Quelque 125 000 de ses 200 000 membres sont en éducation.

Depuis, la CSQ a appris que le ministère publiera sous peu un guide d’application sur cet arrêté ministériel. Celui-ci devrait clarifier l’ordre des priorités, par exemple. Elle l’attend avec impatience.

Un précédent arrêté ministériel avait déjà permis le transfert de personnel de soutien scolaire vers le milieu de la santé et la Fédération du personnel de soutien scolaire de la CSQ rapporte que cela posait des problèmes de formation.

Les consignes sur le nettoyage et l’hygiène dans les établissements de santé ne sont pas nécessairement les mêmes qu’en milieu scolaire. Et cela aurait intérêt à être clarifié, a-t-on affirmé.

Services de garde d’urgence

Par ailleurs, Mme Éthier réitère sa demande d’obtenir une prime de 3 $ l’heure pour les travailleuses dans les services de garde d’urgence, soit celles qui s’occupent des enfants des travailleurs de la santé et autres jugés essentiels.

Mme Éthier a écrit une lettre à ce sujet aux ministres de l’Éducation, Jean-François Roberge, et de la Famille, Mathieu Lacombe.

Lundi, elle affirmait attendre toujours une réponse à ce sujet.