Transferts en santé: Legault fait le tour des chefs d’opposition à Ottawa

OTTAWA — Le premier ministre du Québec et président du Conseil de la fédération, François Legault, fait le tour des chefs de partis d’opposition à Ottawa, à l’approche du prochain budget fédéral, pour leur parler de la nécessité d’augmenter les transferts en santé.

M. Legault a déjà parlé au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, mercredi. Il s’entretiendra lundi prochain avec le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, et la chef du Parti vert, Annamie Paul. Il s’agira d’une première rencontre entre M. Legault et Mme Paul, élue chef en octobre dernier seulement.

Le premier ministre du Québec prêchera à des convertis au sujet de l’importance de hausser les transferts en santé. Mais il veut surtout s’assurer que les partis d’opposition parlent d’une même voix à l’approche du prochain budget, selon M. Blanchet.

«Je ne mets pas des mots dans la bouche de François (Legault), mais oui, clairement, c’est dans la perspective du budget (…) que la demande se fait. Et c’est explicitement pour que l’ensemble des partis d’opposition se rangent pour un chiffre clair de 28 milliards $ pour 35 % (proportion des coûts de santé qui devraient être assumés par le fédéral)», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne. 

À l’heure actuelle, le gouvernement fédéral assume environ 22 % des dépenses en santé. Les provinces et les territoires demandent, d’une même voix, que sa part augmente à 35 %.

Le Parti conservateur plaide pour une hausse de transferts prévisible et sans conditions, mais ne s’est pas engagé à un chiffre précis. Le NPD, lui, est favorable à une hausse des transferts telle que demandée par les provinces, mais à certaines conditions imposées par le fédéral. Le Bloc, lui, se rallie aux demandes du Québec et des autres provinces, sans conditions. 

Le premier ministre Justin Trudeau juge qu’une conversation sur les hausses de transferts en santé est prématurée, en pleine deuxième vague de la pandémie, mais il s’est dit ouvert à en parler à long terme. À court terme, cependant, il brandit la perspective de financement additionnel ciblé en santé, à condition d’adhérer aux normes nationales dans les centres pour aînés. M. Legault s’oppose fermement à ce scénario.

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