Transferts en santé: une coalition syndicale veut faire monter la pression

MONTRÉAL – La Coalition syndicale pour la sauvegarde et l’amélioration du système public de santé a sollicité l’appui du Nouveau Parti démocratique dans le dossier des transferts fédéraux en santé.

Le Syndicat canadien de la fonction publique, membre de la Coalition, réclame une augmentation annuelle du financement fédéral d’au moins six pour cent, soit près du double de ce que propose Ottawa.

Son directeur québécois, Marc Ranger, a rencontré les députés néo-démocrates Alexandre Boulerice et Guy Caron pour les inviter à faire monter la pression sur la colline du Parlement.

S’il dit faire appel à tout allié potentiel, M. Ranger se méfie des intentions du ministre provincial de la Santé, Gaétan Barrette, qu’il accuse d’accroître la privatisation du réseau.

Il exhorte le gouvernement de Philippe Couillard à se montrer «inflexible» à la table de négociations. Il déplore d’ailleurs la fracturation du front commun des provinces et territoires initiée par le Nouveau-Brunswick, qui a conclu une entente bilatérale avec le gouvernement de Justin Trudeau en décembre.

En entrevue à La Presse canadienne, il a qualifié cette décision de la province de l’Atlantique de «pathétique». Il a ajouté que le gouvernement néo-brunswickois n’a pas manqué de «culot» en ajoutant une clause remorque à cette «entente à rabais», qui prévoit que tout gain obtenu par une autre province lui serait également accordé.

M. Ranger renchérit que le Québec ne peut pas céder de la sorte et que toutes les formations politiques de la province devraient unir leurs forces dans ce dossier.

«Après avoir coupé, le gouvernement libéral [du Québec] réinvestit à la miette. S’il faut en plus qu’on ait une entente à rabais, des transferts de la moitié de ce qu’ils étaient, ça aura un effet catastrophique sur le réseau de la santé québécois», a-t-il lancé.