Transports Canada veut acheter un drone pour surveiller l’Arctique

Après l’armée canadienne, c’est au tour d’un ministère civil de vouloir se porter acquéreur d’un drone pour garder un oeil sur tout ce qui se passe en Arctique, allant des icebergs qui dévient aux pêcheurs étrangers qui pourraient s’aventurer dans les eaux canadiennes.

«Transports Canada songe à utiliser un système d’aéronef sans pilote (UAS) pour améliorer la capacité de surveillance de la sécurité et de la sûreté du Programme national de surveillance aérienne (PNSA)», a confirmé par courriel une porte-parole du ministère.

Transports Canada a lancé, mercredi, un appel d’offres pour acheter un ou deux drones. Ceux-ci seront utilisés pour assurer une surveillance de l’environnement, contrôler les mouvements des glaces et accroître la souveraineté canadienne dans les eaux arctiques.

«Depuis 2009, les aéronefs du PNSA ont été utilisés plus fréquemment pour la conformité et l’application des règlements ou la souveraineté canadienne», peut-on lire dans la lettre d’intention du gouvernement.

«On remarque une présence accrue de l’activité maritime canadienne et de bâtiments étrangers dans l’Arctique, ce qui accroît le besoin de surveillance», justifie le ministère.

Pour l’instant, trois avions effectuent ces tâches pour Transports Canada. Un aéronef Dash 8 est basé sur la côte ouest et un autre est sur la côte est du pays. Un troisième appareil, un Dash 7, est pour sa part basé à Ottawa.

Ces trois avions du PNSA effectuent des vols de surveillance pour au moins 12 agences fédérales, allant du ministère de la Défense à Ressources naturelles Canada. Ils sont appelés à réaliser des mandats aussi distincts que de compiler des relevés sur les baleines ou d’intervenir en cas de déversement d’hydrocarbures.

Transports Canada croit maintenant que le travail sera mieux effectué par des appareils sans pilote.

«Les aéronefs pilotés ont des durées de vol limitées et une couverture constante est souvent critique durant l’intervention dans le cas d’un désastre environnemental ou d’un incident connexe à la sécurité», mentionne l’appel d’offres.

«La nécessité de la présence d’un pilote qualifié à bord de l’aéronef peut restreindre les temps de vol ainsi que les vols dans des environnements qui sont difficiles d’accès ou dangereux.»

Un des drones qui pourraient remplir les tâches demandées par Transports Canada serait le Global Hawk de l’entreprise Northrop Grumman, qui se détaille à environ 300 millions $.