Travailleurs de la santé: le gouvernement officialise l’obligation de la vaccination

MONTRÉAL — Le gouvernement du Québec a confirmé vendredi, par décret, la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, mais également des membres du public qui souhaitent se rendre dans des lieux de soins où se trouvent des personnes vulnérables.

Conformément à ce qui avait été annoncé le 7 septembre dernier, le gouvernement a officialisé sa décision d’obliger «ceux qui ont des contacts directs avec les usagers, qu’ils soient rémunérés ou non, ainsi que les personnes qui ont des contacts avec ces intervenants», d’être adéquatement protégés contre la COVID-19.

Ainsi, les membres du public, qui sont âgés de 13 ans et plus, devront également présenter un passeport vaccinal, afin d’accéder à une installation maintenue par un établissement de santé et de services sociaux comme un CHSLD,  une résidence privée pour aînés, et dans un lieu d’hébergement pour aînés de type familial (RI-RTF). 

Le décret, qui confirme la vaccination obligatoire à partir du 15 octobre, compte toutefois un certain nombre d’exemptions.

Ainsi, les usagers qui se présentent dans un lieu de santé ou de services sociaux pour recevoir des services seront exemptés.

Une personne qui accompagne un enfant de moins de 14 ans, une personne qui accouche ou une personne qui est «inapte à consentir aux soins requis par son état de santé» n’aura pas l’obligation de présenter un passeport vaccinal. Il en sera de même pour le visiteur d’un proche en fin de vie et un parent ou un tuteur d’un enfant hébergé en centre de réadaptation pour les jeunes en difficulté.

Un agent de la paix ou un pompier en service, l’exploitant d’une ressource intermédiaire ou d’une ressource de type familial dont le lieu principal de résidence est situé dans une telle ressource, font également partie des personnes exemptées.

Les travailleurs visés par le décret

Les intervenants de la santé qui travaillent dans les lieux suivants sont visés par l’obligation d’être adéquatement vaccinés: les CLSC, les centres hospitaliers,  les CHSLD, les centres de protection de l’enfance et de la jeunesse, les centres de réadaptation, les ressources intermédiaires et les ressources de type familial et les résidences privées pour aînés.

Les infirmières, infirmières auxiliaires,  inhalothérapeutes, sages-femmes, pharmaciens et médecins qui travaillent dans  cabinets privés ou des laboratoires d’imagerie médicale doivent également être complètement vaccinés.

Les personnes qui fournissent des services de soutien à domicile, les titulaires de permis d’exploitation de services ambulanciers, la Corporation d’Urgences-Santé, Héma-Québec, et l’Institut national de santé publique du Québec «sont également visés par l’obligation de démontrer être adéquatement protégés».

À partir du 15 octobre, les travailleurs de la santé qui ne sont pas vaccinés seront affectés à d’autres tâches, si c’est possible.

«Lorsque cela est impossible, ou si l’intervenant refuse, celui-ci ne pourra réintégrer son travail et ne recevra aucune rémunération», peut-on lire dans le communiqué publié par le gouvernement vendredi.

Le communiqué précise également que les travailleurs de la santé qui ne sont pas complètement vaccinés «constituent un risque important de transmission de la maladie aux usagers, à leurs collègues et à la population».

Au début du mois de septembre, on estimait qu’environ 10 % du personnel de la santé n’était toujours pas vacciné, soit au moins 50 000 personnes du réseau public appelées à côtoyer des malades quotidiennement. À ce nombre, il faut ajouter notamment le personnel œuvrant auprès des personnes âgées dans les ressources intermédiaires privées.

Depuis le début de la pandémie, des milliers de travailleurs de la santé ont attrapé la COVID-19.

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