Travailleurs en milieux de soins: portrait de la santé mentale par Statistique Canada

OTTAWA — La santé mentale de nombreux travailleurs de la santé au Canada s’est détériorée depuis l’éclatement de la crise du coronavirus selon des données transmises mardi par Statistique Canada. 

Déjà, une précédente étude de l’agence fédérale avait révélé que les adultes canadiens croyaient leur santé mentale moins bonne qu’avant la pandémie. Un tel constat a aussi émergé de l’étude menée auprès d’environ 18 000 travailleurs de la santé de partout au pays qui ont rempli un questionnaire du 24 novembre au 13 décembre derniers.  

Parmi eux, 70 % ont affirmé que leur santé mentale était un peu moins bonne ou bien moins bonne maintenant par rapport à avant le début de la pandémie, en mars 2020; cette proportion était plus forte chez ceux qui ont travaillé en contact direct avec des cas confirmés ou soupçonnés de COVID-19.   

Statistique Canada a observé que les travailleurs de la santé sont confrontés à des défis particuliers en raison du risque accru d’infection, de la charge de travail élevée et des problèmes d’approvisionnement en équipements de protection.    

Une proportion plus faible de travailleurs de la santé ayant un accès illimité à ces équipements a déclaré une détérioration de la santé mentale comparativement à ceux qui ont dû composer avec au moins une restriction d’approvisionnement. De même, 49 % des travailleurs ayant un accès illimité ont dit que la plupart de leurs journées étaient assez ou extrêmement stressantes, alors que 63 % des participants ayant un accès limité aux équipements ont déclaré la même chose.   

L’étude intitulée «Répercussions de la COVID-19 sur les travailleurs de la santé: prévention et contrôle des infections» a été élaborée par l’agence fédérale en collaboration avec Santé Canada, l’Institut canadien d’information sur la santé et l’Agence de la santé publique du Canada.

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