Tremblement de terre à la mine Goldex de Val-d’Or : pas de blessé

La quiétude des résidents de Val-d’Or a été perturbée par deux événements sismiques dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Ces secousses proviennent des opérations de la mine Goldex, propriété de la compagnie Agnico-Eagle, située dans la partie ouest de Val-d’Or.

«Vers 2h50 dans la nuit de samedi à dimanche, un événement sismique d’une amplitude de 2,9 sur l’échelle de Richter a été ressenti dans plusieurs secteurs de Val-d’Or, indique le directeur général de la mine, Jocelyn Gélinas. Environ deux minutes plus tard, nous avons connu une autre activité sismique, cette fois de l’ordre de 1,5.»

La direction a aussitôt pris les mesures qui s’imposaient : les lieux ont rapidement été évacués, et une enquête est en cours, pour savoir ce qui s’est passé. La secousse a été ressentie en surface, mais l’activité sismique est survenue à 200 mètres du fond du puits, au niveau 115. «Habituellement, ces secousses-là ne sont pas ressenties en surface», souligne le directeur de la mine. «Personne n’a été blessé, les dommages sont limités, mais un événement comme celui-là nous amène à nous questionner sur nos méthodes de minage.»

Des risques connus

Des événements sismiques comme celui survenu dimanche à la mine Goldex ne sont pas fréquents, mais ils ne sont pas exceptionnels, selon M. Gélinas. «C’est un danger qui existe, affirme-t-il. C’est un risque connu que l’on prend quand on descend dans les galeries. Mais nous essayons d’améliorer constamment nos méthodes de minage pour qu’elles soient sécuritaires et efficaces.»

Une enquête est en cours, en collaboration avec une firme d’experts-conseils en mécanique des roches, ainsi qu’avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST). On recherche les causes de l’événement, et l’on évalue les dommages. «Il y a des dommages à trois endroits dans le niveau, explique M. Gélinas. Ce sont principalement des murs, et il y a eu également déplacement de roches.»

Quant aux ouvriers, le quart de nuit s’est terminé abruptement, et l’on a annulé le quart de jour dimanche. Lundi, les quarts de travail ont repris, mais on a fermé le niveau 115 pour l’enquête. «Aucun n’emploi n’est perdu, et les travailleurs ont pu effectuer leur quart habituel, mais dans d’autres galeries», explique le directeur de la mine.

Pas le premier incident

Cet événement sismique est le deuxième à se produire en 2020 à la mine Goldex. L’autre événement avait provoqué un séisme de 2,4 sur l’échelle de Richter, à la suite d’un sautage dans la zone Deep, une nouvelle galerie située en profondeur. En 2011, la mine avait dû cesser ses opérations pour presque deux ans, après l’effondrement d’une galerie. Ces deux incidents n’avaient pas fait de blessés.

M. Gélinas assure qu’il n’y a aucun lien entre l’effondrement de 2011 et les événements sismiques de 2020. «En 2011, nos techniques de minage étaient bien différentes, et notre approche sous terre aussi, fait-il valoir. La sismicité, c’est quelque chose de connu dans le monde minier. Ça fait partie des risques, même si on fait tout pour l’éviter.»

L’affaire a fait grand bruit sur les réseaux sociaux à Val-d’Or. Sur Facebook, plusieurs personnes ont affirmé avoir été réveillées par le tremblement de terre. Certaines ont affirmé avoir été réveillées en sursaut, d’autres ont senti leur maison trembler; plusieurs ont indiqué avoir été soulagées d’apprendre que personne n’avait été blessé.

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