Trois mois plus tard, l’aide au secteur pétrolier se fait toujours attendre

OTTAWA — L’Association canadienne des producteurs pétroliers a indiqué mercredi que si les prêts-relais pour les petites sociétés pétrolières et gazières n’étaient pas prêts à être accordés bientôt, certaines entreprises devraient se tourner vers des options moins sûres pour survivre au ralentissement de la pandémie de COVID-19.

Ben Brunnen, vice-président de la politique fiscale et économique de l’ACPP, a dit savoir que la Banque de développement du Canada et Exportation et développement Canada travaillaient fort pour assembler les modalités de leurs programmes de prêts.

Mais cela fait presque trois mois que le ministre des Finances, Bill Morneau, a affirmé que l’aide arriverait d’ici «quelques heures, au plus quelques jours» et aucune entreprise n’a encore été approuvée pour obtenir du financement.

Les deux agences envisagent des programmes qui agissent comme crédit de sûreté pour les prêts des banques habituelles ou d’autres entreprises, ce qui, selon M. Brunnen, rend la conception du programme un peu plus complexe.

Le ralentissement économique mondial de la pandémie a fait chuter la demande mondiale pour le pétrole de plus d’un sixième ce printemps, et M. Brunnen affirme qu’au Canada, la plupart des entreprises ne s’attendent pas à être proches des niveaux de production d’avant la pandémie avant que l’année prochaine soit bien entamée.

Le ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, a affirmé qu’il souhaitait que les prêts soient accessibles le plus tôt possible, mais qu’il avait également appris que la subvention salariale COVID-19 du gouvernement avait été très utile pour maintenir les compagnies pétrolières à flot pendant qu’elles attendent.