Confinement levé à Laval, un suspect toujours recherché

LAVAL — Après plusieurs heures de confinement, étudiants et membres du personnel ont enfin pu quitter le Collège Montmorency, à Laval, dans la nuit de vendredi à samedi peu après minuit. Une fusillade dans un parc voisin a fait trois blessés.

Selon le récit des événements rapporté par le Service de police de Laval (SPL), le premier appel d’urgence a été reçu à 17h22, vendredi, pour signaler une personne blessée par arme à feu.

Le nombre total de victimes a varié entre trois et quatre au cours de la soirée, mais le dernier bilan du SPL fait état de trois hommes blessés par balle. Ils ont été hospitalisés, mais leur vie ne serait pas en danger.

On parle de deux hommes de 20 ans et d’un autre de 19 ans. Au moins une des victimes aurait des antécédents criminels. On ne sait cependant pas si cela est relié ou non aux agressions armées alors que le motif demeure inconnu et que le suspect court toujours.

Les victimes blessées dans le parc qui se trouve derrière le cégep se seraient réfugiées à l’intérieur de l’établissement. Les policiers ont alors mis en branle le protocole de confinement. Pour en sortir, les autorités ont procédé à l’identification de chaque personne avant de les escorter vers la sortie.

La porte-parole du SPL, Geneviève Major, a indiqué qu’on estimait le nombre de personnes séquestrées dans le collège à 500. Une fois évacués, les gens ont toutefois dû laisser leur véhicule sur place afin de préserver la scène de crime pour les enquêteurs.

Tout au long de la soirée, de nombreux proches des personnes confinées ont inondé d’appels la ligne d’urgence 9-1-1, ce qui a forcé le SPL a lancé un message aux gens de cesser d’appeler.

«Il y a environ 500 étudiants dans le cégep, on ne peut pas répondre pour chacune des personnes. On peut rassurer la population, les élèves sont en sécurité», avait tenu à souligner la sergente Major.

Concernant l’évolution de l’enquête, on est toujours à la recherche d’un suspect. Pour le moment, on parle d’une seule personne, mais aucune description n’a été fournie.

Les enquêteurs devaient rencontrer les victimes hospitalisées afin d’en apprendre un peu plus sur les circonstances de ces agressions armées.

Outre le collège, aucun autre lieu n’a été mis en confinement bien qu’un important périmètre de sécurité a été déployé dans l’espoir d’épingler le suspect.

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