Trois personnes manquent toujours à l’appel à Saint-Roch-de-l’Achigan

Trois personnes manquent toujours à l’appel à la suite de la puissante explosion qui a secoué la petite municipalité lanaudoise de Saint-Roch-de-l’Achigan.

Isabelle Lafortune, membre de la famille propriétaire de Propane Lafortune, dont les installations ont été complètement détruites par la déflagration, a confirmé vendredi qu’il s’agit de deux employés et d’un sous-traitant. Bouleversée, Mme Lafortune peinait à retenir ses larmes lorsqu’elle s’est adressée aux médias: «J’aimerais offrir mes sincères sympathies aux familles des victimes qui manquent toujours à l’appel. C’est une épreuve extrêmement difficile pour nous, c’est une première, en 67 ans.»

Elle a ajouté que sa famille avait mis en place un soutien psychologique pour les employés et a chaleureusement remercié les services d’urgence, de même que ses concitoyens: «Je veux aussi remercier la communauté de Saint-Roch-de-l’Achigan pour leur soutien. Nous avons vu une belle solidarité se mettre en place rapidement.»

«Touché en plein coeur»

Le ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, et sa collègue responsable de la région de Lanaudière, Caroline Proulx, avaient préalablementrencontré les médias sur place, en compagnie du maire Sébastien Marcil, vendredi en fin d’avant-midi.

Ce dernier, visiblement ému, a remercié la population du Québec en entierpour son appui: «Les centaines de témoignages qu’on reçoit de partout au Québec dans les dernières heures, ça fait du bien. Les Achiganois, les Achiganoises vous remercient du fond du cœur parce que c’est très difficile ce qui se vit actuellement.»

Après avoir constaté de ses propres yeux les dommages sur la scène de l’explosion, le maire Marcil a raconté que «la déflagration était très importante. C’est à la hauteur de ce qu’on a ressenti (jeudi) et qui nous a touchés en plein cœur, qui nous a ébranlés.»

Pour sa part, le ministre Bonnardel a assuré la communauté du soutien de son gouvernement face à ce qu’il a qualifié de «drame incommensurable, une tragédie incommensurable. Vous avez vu l’ampleur de ce feu de avec les images hier.»

Travail d’enquête complexe

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Éloïse Cossette, n’a pas écarté qu’il pourrait y avoir d’autres victimes dans les décombres, mais elle a aussi assuré qu’il n’y avait pas de blessés.

Elle a toutefois précisé que la scène est très vaste et que le travail d’enquête sera complexe, impliquant des experts en scène d’incendie de la SQ, des pathologistes et des enquêteurs de la CNESST.

«D’une part, la scène est très grande; il faut comprendre qu’il y a eu une explosion, effondrement de bâtiments. Les débris se sont retrouvés là, empilés les uns sur les autres (…) Il y a toujours présence de produits dangereux, non pas pour la population, mais pour les intervenants qui doivent fouiller les décombres», a-t-elle expliqué.

Les policiers entendent installer un grand chapiteau afin de protéger la scène des intempéries, mais la sergente Cossette a tenu à préciser que, jusqu’ici, «il n’y a pas d’éléments criminels, non plus que d’éléments suspects».

Du côté environnemental, l’entreprise étant située à proximité de la rivière de l’Achigan, Mme Cossette a salué le travail des pompiers: «Il y a eu des tranchées qui ont été faites par les pompiers, entre autres. L’objectif était vraiment de limiter (l’écoulement de contaminants) lors de leur intervention. Ils étaient conscients des enjeux, donc ils ont fait le travail nécessaire par rapport au volet environnemental.»

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