Le père accusé de meurtre au premier degré pour la mort de deux de ses enfants

LAVAL, Qc — Deux enfants ont connu une mort violente lundi soir à Laval et le père, âgé de 45 ans, a été arrêté et accusé de meurtre dans cette affaire.

Mardi matin, le Service de police de Laval (SPL) a précisé que la mort des enfants, un garçon de 11 ans et une fille de 13 ans, a été constatée à l’hôpital. 

Kamaljit Arora fait face à deux accusations de meurtre au premier degré, ainsi que de voie de fait causant des lésions corporelles par étouffement, suffocation ou par étranglement. 

«L’enquête policière a permis de porter trois accusations contre monsieur. Donc monsieur est accusé de deux meurtres au premier degré concernant deux de ses enfants et d’une (accusation) de voie de fait en ayant étranglé sa conjointe», a indiqué la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Karine Dalphond.

La police a déclaré qu’un autre membre de la famille non identifié était également présent et a été transporté à l’hôpital pour être traité pour un état de choc après avoir été témoin de la scène.

Le suspect a lui aussi été emmené à l’hôpital, mais la police a appris qu’il aurait la vie sauve. Mardi matin, il était en attente d’être interrogé par des enquêteurs du SPL avant d’être transporté vers un tribunal où il était supposé de comparaître en journée. Toutefois, puisqu’il était toujours hospitalisé,  un juge de la Cour du Québec a accepté de reporter la mise en accusation jusqu’à mercredi, alors que les avocats espéraient qu’il pourrait comparaître.

Les enquêteurs n’ont pas pu communiquer avec lui en raison de son état de santé. L’accusé n’était pas apte non plus à communiquer avec son avocat, a indiqué la procureure Karine Dalphond. 

L’incident s’est produit peu avant 18h00 dans une maison jumelée de la rue Lauzon, dans le quartier de Sainte-Dorothée, dans l’ouest de Laval. Les dossiers d’évaluation municipaux montrent que les propriétaires de la maison ont été enregistrés en tant que propriétaires fin mai 2022.

Lundi soir, la porte-parole du SPL, l’agente Erika Landry, a souligné l’hypothèse probable d’un drame familial. 

Des enquêteurs de l’unité des crimes contre la personne et des techniciens en identité judiciaire ont entrepris leur travail.

Le père n’avait pas d’antécédents judiciaires. On ne sait pour l’heure si un contexte de séparation aurait pu mener au drame et si l’accusé avait un historique de violence conjugale.

La maison jumelée dans un quartier résidentiel se trouve à quelques centaines de mètres de l’école Pierre-Laporte, une école primaire où était scolarisé l’un des deux enfants, a confirmé dans un courriel la porte-parole de la commission scolaire de Laval, Annie Goyette.

«Une équipe de professionnels est sur place pour apporter un soutien aux élèves et au personnel de l’école dans les circonstances, a écrit Mme Goyette. Une lettre a également été envoyée à tous les parents pour les informer de la situation.»

Annie Goyette a déclaré que les pensées de la commission scolaire vont à la famille, aux proches et aux amis des deux victimes.

Mardi, le premier ministre François Legault a offert ses condoléances sur Twitter. «Une tragédie sans nom. Mes pensées accompagnent les proches de ces deux enfants. Je ne peux pas imaginer leur peine». 

Lundi soir, le maire de Laval, Stéphane Boyer, a mentionné sur les médias sociaux que «tout Laval est en deuil» et a offert ses condoléances aux proches des «très jeunes victimes». Nos équipes (de la police de Laval) sont mobilisées pour faire la lumière sur cet événement d’une tristesse sans nom», a ajouté le maire Boyer.

Un important déploiement policier a été mis en place près de la résidence. Mardi matin, un tronçon de la rue Lauzon restait interdit à la circulation.

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