Trois régiments canadiens perdent leur patron honoraire, Andrew, déchu de ses titres

OTTAWA — Trois régiments canadiens se sont retrouvés sans «patron honoraire», jeudi, lorsque la reine Élizabeth a dépouillé le prince Andrew de tous ses titres militaires et «patronages».

Le duc d’York, en disgrâce, était colonel en chef honoraire de trois régiments canadiens: le Royal Highland Fusiliers of Canada, de Cambridge, en Ontario, le Princess Louise Fusiliers, de Halifax, et les Queen’s York Rangers, régiment basé à Toronto et Aurora.

Le cabinet de la gouverneure générale du Canada et un porte-parole des Forces armées canadiennes ont confirmé jeudi que ces titres avaient maintenant été «abandonnés» par le prince Andrew, deuxième fils aîné de la reine.

L’expert en monarchie Richard Berthelsen, qui a été conseiller de lieutenants-gouverneurs et de gouverneurs généraux au Canada, affirme que cette décision de la reine met fin à deux années d’incertitude pour ces trois régiments canadiens.

Des organisations privées au Canada – dont le Lakefield College School, le Royal Victoria Yacht Club, le Maple Bay Yacht Club et la SickKids Foundation –, qui avaient autrefois sollicité le patronage du prince Andrew, ont rompu leurs liens avec lui en 2019, lorsqu’il s’est retiré de toutes ses fonctions publiques, au milieu d’un scandale de trafic sexuel impliquant des mineures.

Mais jusqu’à présent, selon M. Berthelsen, les régiments militaires avaient les mains liées: ne pouvant se dissocier unilatéralement du prince Andrew, ils devaient attendre que ses titres honorifiques lui soient retirés par la reine ou par le prince lui-même.

Mercredi, un juge fédéral aux États-Unis a donné son feu vert à une poursuite civile intentée contre le prince par une Américaine qui affirme avoir été agressée sexuellement par Andrew lorsqu’elle avait 17 ans.

Le juge fédéral de district Lewis A. Kaplan a conclu que les avocats du prince n’avaient pas réussi à contester la constitutionnalité de la poursuite intentée en août par Virginia Giuffre.

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