Trois universités canadiennes aideront IBM à lutter contre les cybercriminels

FREDERICTON – IBM veut que son système informatique Watson apprenne comment combattre la cybercriminalité et demande à huit universités, dont trois situées au Canada, de l’aider à atteindre cet objectif.

Watson, un système de questions-réponses, avait initialement été créé pour concourir (et gagner) au jeu-questionnaire télévisé «Jeopardy», mais il a depuis été utilisé pour d’autres projets de résolution de problèmes.

Maintenant, IBM lance Watson for Cyber Security, une version en nuage de sa technologie cognitive, qui sera formée au cours de la prochaine année pour examiner les menaces en ligne.

Caleb Barlow, le vice-président de la sécurité chez IBM, a affirmé qu’il était de plus en plus difficile pour le personnel des entreprises de contrer les cyberattaques en raison de la multiplication de ce genre d’incidents.

Selon M. Barlow, une compagnie doit en moyenne gérer 200 000 menaces par jour et les êtres humains ne peuvent tout simplement pas traiter autant de données, un problème aggravé par la pénurie de main-d’oeuvre dans le domaine.

Il a ajouté que les experts faisaient du bon travail pour analyser les cybercrimes, mais que leurs travaux étaient présentés sur des supports trop variés et étaient trop nombreux pour que les autres puissent tous les lire et s’en souvenir.

C’est là que Watson entre en scène.

Les étudiants de huit universités, dont l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université d’Ottawa et l’Université de Waterloo, formateront l’information afin que le système informatique puisse la comprendre et aideront la technologie à utiliser ces renseignements pour étudier les menaces en ligne.

Environ 15 000 documents par mois seront soumis à Watson durant le projet d’une durée d’un an qui s’amorcera cet automne.