Justin Trudeau accueille l’un des dirigeants de l’Union européenne à Montréal

MONTRÉAL — Au moment où les députés français entamaient leurs délibérations pour la ratification de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada, le premier ministre Justin Trudeau accueillait mercredi à Montréal l’un des dirigeants du bloc de 28 pays membres.

M. Trudeau travaille fort pour remporter des victoires en matière de commerce et de politique étrangère après deux années ardues, marquées par une difficile renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain avec l’administration Trump et par la détérioration des relations politiques et commerciales avec la Chine.

Le premier ministre canadien doit faire la promotion de l’AECG avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans une série d’événements à Montréal au cours des deux prochains jours.

Dans la journée, MM. Trudeau et Tusk ont visité le port de Montréal, la porte d’entrée des marchandises européennes expédiées au Canada par voie maritime.

Ils ont participé à une réception en soirée en compagnie de chefs d’entreprise, de diplomates et de politiciens dans une église reconvertie à Montréal, où les deux dirigeants se sont mutuellement envoyé des fleurs.

«Monsieur le premier ministre, votre politique étrangère est parfois décrite comme: « le Canada est de retour » (…) Le Canada est revenu à la politique mondiale avec beaucoup de style», a déclaré M. Tusk, reconnaissant le courage et la décence du Canada.

Il a déclaré que le Canada avait été «capable de combiner une politique d’intérêt national avec des valeurs universelles». «C’est bien de vous avoir à nos côtés», a-t-il conclu.

De son côté, Justin Trudeau est sorti de son texte, en saluant le bilan de M. Tusk — qui quittera son poste cette année — et en soulignant son engagement à rendre le monde meilleur.

«De toutes les voix qui ont parlé de collaboration, d’unité et de respect, Donald a été l’une des plus fortes», a-t-il soutenu.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devait se joindre à eux, mais il n’était finalement pas présent mercredi. Le bureau du premier ministre et la délégation de l’Union européenne à Ottawa n’ont pas voulu en dire davantage sur ce changement de plans.

Une possible victoire

Presque toutes les parties de l’accord commercial — plus de 90 pour cent — sont entrées en vigueur en septembre 2017, mais il faudra attendre que tous les membres de l’Union européenne le ratifient avant qu’il ne puisse s’appliquer entièrement.

Ce serait une victoire pour l’ordre commercial international, qui a été attaqué par le président américain Donald Trump.

«C’est une étape essentielle. Nous sommes ravis de notre coopération avec le gouvernement français», a déclaré le ministre du Commerce international, Jim Carr, en entrevue.

M. Carr doit rencontrer son homologue européenne Cecilia Malmström à Montréal.

La présentation d’un projet de loi de ratification à L’Assemblée nationale française est une première étape importante. Le gouvernement français espère une ratification complète d’ici la fin 2019.

L’AECG donne aux entreprises canadiennes un accès privilégié à 500 millions de consommateurs européens et à un marché de 24 000 milliards $. En 2018, les exportations du Canada vers l’UE ont augmenté de 7 pour cent, pour atteindre plus de 44 milliards $.

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