Trudeau et Porochenko discutent de l’agression russe en Ukraine

BUENOS AIRES, Argentine — Le premier ministre Justin Trudeau s’est entretenu jeudi avec le président ukrainien, Petro Porochenko, alors que la pression monte pour que le Canada forge un front diplomatique uni contre l’agression russe en Ukraine.

MM. Trudeau et Porochenko ont parlé jeudi après l’arrivée du premier ministre au sommet du G20 à Buenos Aires, et les dirigeants ont discuté des actions de la Russie qui ont abouti à la capture de trois navires de guerre ukrainiens près de la Crimée, selon le bureau de M. Trudeau.

L’appel a été lancé après que la Russie a annoncé mercredi qu’elle déploierait une autre batterie de missiles antiaériens dans la péninsule de Crimée, renforçant ainsi son emprise sur la région dont elle avait pris le contrôle en 2014.

De hauts responsables ukrainiens exhortent maintenant le premier ministre Trudeau à faire entendre sa voix contre la Russie.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi sur Twitter qu’il ne rencontrerait pas le président russe Vladimir Poutine car «les navires et les marins n’ont pas été rapatriés en Ukraine par la Russie».

Andriy Shevchenko, ambassadeur d’Ukraine au Canada, a fait valoir que M. Trudeau devrait profiter de sa position de président du G7 pour faire face à la crise actuelle.

«Nous voudrions voir une réponse commune consolidée du monde libre», a-t-il déclaré.

Dans un énoncé avant le sommet du G20 qui s’amorce vendredi, l’ancien diplomate canadien et vice-président de l’Institut canadien des affaires mondiales, Colin Robertson, a affirmé que M. Trudeau devrait évaluer si lui et Mme Freeland pourraient établir un consensus avec les autres dirigeants du G7 sur les actions récentes de la Russie en Ukraine et sur les violations des droits de la personne par l’Arabie Saoudite.

«Ni l’un ni l’autre ne risque de se produire», a-t-il toutefois écrit.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé jeudi qu’elle comptait faire pression sur M. Poutine lors du sommet du G20 pour réclamer le rapatriement des navires et des équipages ukrainiens.

«Nous ne pouvons résoudre ce problème que dans des discussions entre nous, car il n’y a pas de solution militaire à tous ces conflits», a-t-elle déclaré.

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