Trudeau et sept ministres vont témoigner devant la Commission sur l’état d’urgence

OTTAWA — En plus du premier ministre Justin Trudeau, sept ministres fédéraux apparaissent sur la liste de témoins convoqués devant l’enquête publique sur le recours sans précédent à la Loi sur les mesures d’urgence.

Les leaders du convoi de manifestants ayant paralysé le centre-ville d’Ottawa l’hiver dernier, incluant Pat King et Tamara Lich, sont aussi attendus devant la Commission sur l’état d’urgence dont les audiences doivent débuter jeudi avec un mot d’ouverture du juge Paul Rouleau qui agira comme commissaire. Ces audiences devraient durer six semaines.

En plus des élus et des manifestants, la liste de témoins vedettes compte également le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité David Vigneault et le directeur général de la Ville d’Ottawa Steve Kanellakos.

L’ex-chef de police d’Ottawa, Peter Sloly, qui a remis sa démission pendant le siège, ainsi que son successeur Steve Bell doivent aussi témoigner.

Les détails concernant l’ordre et le calendrier selon lequel les témoins seront entendus devraient être dévoilés mercredi. La commission espère pouvoir avancer à un rythme de six témoins par jour d’audience.

La liste de ministres qui devraient défiler devant le commissaire compte la vice-première ministre Chrystia Freeland, la ministre de la Défense Anita Anand, le ministre de la Sécurité publique Marco Mendicino, le ministre des Transports Omar Alghabra, le ministre de la Justice David Lametti, le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc et le ministre des Mesures d’urgence Bill Blair.

Le gouvernement libéral fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence le 14 février dernier, accordant ainsi des pouvoirs extraordinaires temporaires aux forces policières afin d’expulser les manifestants et de déplacer les imposants camions qui paralysaient le centre-ville d’Ottawa. La loi permettait aussi aux banques de geler les comptes de certains manifestants.

La Loi sur les mesures d’urgence oblige la tenue d’une enquête publique afin d’analyser le processus décisionnel du gouvernement chaque fois qu’elle est invoquée.

La commission devra fournir un rapport final avec ses conclusions et des recommandations au gouvernement fédéral au plus tard le 20 février prochain.

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