Trudeau, invité à expliquer ses 21 secondes de silence, choisit la subtilité

OTTAWA — Après avoir fait la manchette un peu partout et s’être attiré les critiques de certains, Justin Trudeau a été invité à expliquer ses 21 secondes de silence de mardi.

Le premier ministre canadien avait ainsi préfacé une réponse sur ce que fait et dit Donald Trump alors que les villes américaines sont secouées par des manifestations antiracistes pour protester contre la mort de George Floyd.

Resté loin des journalistes mercredi, M. Trudeau s’est fait demander jeudi matin, pour la première fois, si ce silence était, comme plusieurs l’ont compris, une critique du président américain.

«Les Canadiens s’attendent à ce que je sois là pour défendre leurs intérêts et leurs valeurs. C’est ce que j’ai toujours fait par rapport aux États-Unis et par rapport à toute sorte d’autres pays dans le monde. Je vais continuer de le faire», a-t-il répondu.

Pour ce qui est de ceux qui critiquent ce silence, le jugeant hypocrite ou manquant de courage, là encore, la réponse de M. Trudeau s’est faite subtile.

«Le Canada va continuer de se tenir debout pour les minorités (…) à travers le pays et à travers le monde. (…) Ma job en tant que premier ministre, c’est de défendre les valeurs des Canadiens, de me tenir debout pour nos principes et, en même temps, veiller aux intérêts des Canadiens», a-t-il dit.