Trudeau ne voudrait pas avoir à choisir où envoyer l’aide fédérale

OTTAWA — Si la Croix-Rouge canadienne va prolonger sa mission dans les CHSLD du Québec jusqu’au 15 janvier, Justin Trudeau prévient les provinces: de telles ressources fédérales ne sont pas illimitées et il ne voudrait pas avoir à choisir entre deux régions du pays où les envoyer.

Le premier ministre a servi cet avertissement, vendredi, alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 continue d’augmenter partout au pays. Déjà mardi, M. Trudeau avait dit aux provinces et aux villes de ne pas hésiter à suspendre les activités commerciales pour protéger la santé des citoyens et ralentir ainsi la pandémie.

Il leur disait de ne pas sacrifier la santé au profit des affaires parce qu’à moyen terme, les affaires aussi pâtiront si la pandémie s’aggrave.

Jeudi soir, les premiers ministres du pays ont tenu leur conversation téléphonique régulière. C’était la 21e depuis le début de la crise sanitaire.

«J’ai assuré aux premiers ministres des provinces que le gouvernement fédéral sera toujours là pour les aider, mais je leur ai aussi rappelé que nos ressources ne sont pas illimitées», a rapporté M. Trudeau.

En point de presse, le premier ministre a précisé que ces ressources fédérales dont il parle, c’est la Croix-Rouge, ou encore du personnel pour retracer des contacts.

«À un moment donné, on pourrait devoir faire face à des choix extrêmement difficiles entre aider une région ou une autre avec plus de ressources fédérales», a-t-il dit. 

«On veut être là pour tout le monde, mais on n’a pas nécessairement les capacités physiques de pouvoir gérer une crise qui s’en va de pire en pire comme on est en train de vivre», a-t-il déclaré.

C’est pour ça qu’il faut agir maintenant pour limiter les contacts, ralentir la propagation du virus, a-t-il insisté une fois de plus.

Il n’a pas voulu dire quelles mesures prises par les autorités provinciales seraient à même de le satisfaire.

«Être satisfait? Je vais être satisfait, nous allons tous être satisfaits, quand on (verra) les cas de la COVID-19 diminuer», a-t-il simplement répondu.

Aux parents québécois qui pourraient voir prolongé le congé scolaire de Noël, Ottawa rappelle qu’ils auraient droit alors à une prestation fédérale pour compenser d’éventuelles pertes de salaire.

«Nous allons être là pour appuyer les familles, a promis M. Trudeau. Québec n’a pas pris de décision encore, mais je peux vous dire que notre approche, comme je l’ai dit bien souvent depuis le début, c’est d’être là pour les gens. Et s’il y a des familles qui sont mal prises à cause de cette pandémie, à cause de fermetures à cause de la pandémie, on va être là pour les aider.»

La ministre fédérale de l’Emploi, Carla Qualtrough, a indiqué que dans pareil cas, la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (PCREPA) serait disponible.

«Si on prend une décision, sur l’expertise de la santé publique, qu’on doit fermer les écoles pour les raisons de COVID, bien sûr que les personnes vont être admissibles pour les prestations de la relance économique pour les proches aidants», a dit la ministre.

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