Trudeau visite une région agricole du Sénégal soutenue par l’aide canadienne

KÉRI, Sénégal — Le premier ministre Justin Trudeau a visité jeudi des producteurs maraîchers dans la «Californie» du Sénégal, pour constater de visu les avantages de certains programmes canadiens d’aide internationale.

La région des Niayes, derrière le littoral sénégalais entre Dakar et Saint-Louis, ressent cruellement les effets du changement climatique et de l’érosion côtière. M. Trudeau a visité une ferme à Kéri, un village situé à environ 50 kilomètres de la capitale Dakar, pour voir comment 14 millions $ d’aide canadienne au cours des 10 dernières années ont stimulé la production maraîchère.

Le Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes a permis d’installer des pompes à eau et des panneaux solaires. Les champs de choux, d’oignons et de tomates émergent en taches d’un vert luxuriant sur un paysage de dunes tout autour. M. Trudeau a soutenu que ce projet avait contribué à apporter de la richesse dans une région frappée par la pauvreté et à rendre les exploitations agricoles plus résistantes aux changements climatiques.

«Le Canada continuera de soutenir les petits producteurs et agriculteurs du Sénégal, en particulier les femmes, qui travaillent fort pour augmenter leur capacité à faire face aux changements climatiques», a indiqué le cabinet du premier ministre dans un communiqué. M. Trudeau a été accueilli jeudi à Kéri par des politiciens et des citoyens, dont des enfants qui l’entouraient en criant pour lui serrer la main.

Le premier ministre avait assisté plus tôt jeudi dans la capitale à la présentation de femmes de la police sénégalaise qui ont été formées pour être Casques bleus des Nations unies. Il a également pris la parole à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il a répondu aux questions des étudiants sur le commerce, le climat et la sécurité dans le monde.

M. Trudeau a quitté le Sénégal en après-midi en direction de l’Allemagne, où il fera un saut à la Conférence de Munich sur la sécurité, souvent qualifiée de «Davos de la défense». Le premier ministre canadien devrait y prendre la parole vendredi.

Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, aura par ailleurs l’occasion de rencontrer à Munich son homologue iranien pour discuter de l’enquête sur l’écrasement du vol PS752 du transporteur Ukraine International le mois dernier. Cinquante-sept Canadiens ont péri dans cette tragédie qui a fait 176 morts, le 8 janvier près de Téhéran.

Le Canada s’impatiente de la réticence de Téhéran à permettre l’analyse en France des boîtes noires de l’appareil. Le ministre Champagne estime que l’Iran ne dispose pas de l’équipement nécessaire pour le faire lui-même et soutient que cet équipement ne peut être transporté dans ce pays.

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