Trump augmente la pression sur les gouverneurs pour réprimer la violence

Le président Donald Trump a augmenté mardi la pression sur les gouverneurs pour réprimer la violence déclenchée par la mort de George Floyd, exigeant que New York mobilise la Garde nationale pour arrêter les «voyous et les ratés».

Alors que les villes des États-Unis ont assisté à une septième nuit consécutive de manifestations pacifiques et d’éclosions de vols, de vandalisme et d’attaques contre la police, le président a amplifié ses appels purs et durs un jour plus tôt.

«NEW YORK, APPELEZ LA GARDE NATIONALE, a-t-il écrit mardi sur Twitter. Les voyous et les ratés vous mettent en morceaux. Agissez vite! Ne faites pas la même erreur horrible et mortelle que vous avez faite avec les foyers de soins de longue durée!!»

Lundi soir, Donald Trump s’est proclamé «président de la loi et de l’ordre» et a menacé de faire appel à l’armée pour arrêter les manifestations à travers les États-Unis.

Par ailleurs, les quelque 1300 membres de la Garde nationale du District de Columbia qui ont été mobilisés pour faire face aux manifestations et aux émeutes ont été rejoints lundi soir par des gardes de l’Utah et du New Jersey, et près de 1500 gardes débarquent mardi de l’Indiana, de la Caroline du Sud, du Tennessee et du Mississippi, a indiqué le général Joseph Lengyel, chef du bureau de la garde nationale.

Le général a soutenu que d’autres devraient arriver mercredi.

Un haut responsable de la défense a déclaré plus tard que certains États avaient rejeté les demandes d’envoyer leurs membres de la garde dans le District de Columbia, dans certains cas parce que les gouverneurs étaient préoccupés par la gestion de la situation dans leur propre État. Le responsable, qui a parlé sous le couvert de l’anonymat, a déclaré que New York et le Delaware ont refusé d’envoyer des membres de la Garde à Washington, et que la Pennsylvanie étudie la demande mais n’a pas encore donné de réponse.

La famille de George Floyd doit se joindre à une marche à Houston, mardi, alors que les manifestations se poursuivent dans tout le pays en réponse à la mort de cet homme noir, asphyxié par le genou d’un policier appuyé sur son cou selon l’autopsie réalisée pour ses proches.

Dallas a imposé un couvre-feu et lundi soir, la police a procédé à des arrestations massives sur un pont du centre-ville où des manifestants ont défilé.

La chef de la police de Dallas, U. Renee Hall, a déclaré que la plupart d’entre eux avaient été libérés après avoir été accusés d’avoir obstrué une route, ce qui est arrivé après que les manifestants eurent mis symboliquement le genou au sol. Elle a souligné mardi que la plupart des manifestations étaient pacifiques, mais a averti: «Si vous enfreignez la loi, nous vous arrêterons.»