Trump en Géorgie, tandis que Biden attaque sa gestion de la pandémie au Michigan

FORT MYERS, Fla. — Mis au pied du mur et faisant face à des problèmes financiers, Donald Trump a attaqué la famille de Joe Biden et a défendu sa gestion de la pandémie de COVID-19, vendredi.

Alors que le président tâche de revigorer sa campagne dans le sud des États-Unis, son adversaire démocrate a tenté de concentrer l’attention des électeurs du Midwest sur la question des soins de santé.

M. Trump fait campagne en Floride et en Géorgie, deux États voisins qu’il avait remportés il y a quatre ans et qui s’avèrent maintenant cruciaux pour sa réélection. Sa décision de dédier sa soirée de vendredi, case horaire de grande écoute, à la Géorgie témoigne de la hauteur du défi, à quelques semaines du jour des élections. Loin de courtiser des États démocrates, comme il comptait d’abord le faire, il tente maintenant d’éviter une défaite colossale aux mains de ses adversaires.

Aucun président républicain n’a perdu la Géorgie depuis George H.W. Bush en 1992. Et plus tôt cette semaine, M. Trump a tenté de rallier à sa cause des électeurs indécis de l’Iowa, un État qu’il avait remporté haut la main il y a quatre ans.

En Floride, vendredi, le président a décrit les Biden comme une «famille du crime organisée», répétant ses accusations quotidiennes à propos du fils de Joe Biden, Hunter, et de ses activités économiques en Ukraine et en Chine.

Il s’est aussi adressé directement aux aînés, qui sont de moins en moins satisfaits de sa gestion de la pandémie.

«Je remue ciel et terre pour protéger nos aînés du virus chinois», a affirmé M. Trump. Il a présenté une vision optimiste de la pandémie, même si l’on assiste à une recrudescence des cas à travers les États-Unis. Il a aussi promis d’offrir les premiers vaccins disponibles aux personnes plus âgées.

L’entièreté de l’entourage de M. Trump avait un masque au visage quand l’Air Force One a atterri vendredi, mais le président et le gouverneur républicain Ron DeSantis n’en portaient pas.

De son côté, M. Biden faisait campagne au Michigan, dans un centre communautaire en banlieue de Detroit.

«Mal gérer la pandémie n’est pas suffisant pour Trump, il veut aussi vous enlever votre accès aux soins de santé», a lancé l’ex-vice-président, en faisant référence aux tentatives de l’administration Trump d’abroger la loi sur les soins abordables, aussi connue sous le nom d’«Obamacare».

Sur le réseau NBC, le président a défendu sa gestion du nouveau coronavirus, qui a enlevé la vie à plus de 217 000 Américains. Il est resté évasif lorsqu’on lui a demandé s’il avait été testé pour la COVID-19 avant le premier débat présidentiel et il a refusé de condamner le groupe conspirationniste QAnon.

Quant à sa dette de 400 millions $ US, M. Trump n’a pas nié avoir emprunté à une banque étrangère, mais a insisté sur le fait qu’il ne devait pas d’argent à la Russie ou à d’autres «gens sinistres». Il a ajouté que cette dette ne représentait qu’un «très, très petit pourcentage» de ses actifs.

Avant la visite de M. Biden et de sa colistière Kamala Harris au Michigan, sa campagne a confirmé qu’ils avaient obtenu des résultats négatifs à des tests de dépistage de la COVID-19.

M. Trump a dévoilé vendredi une publicité télévisée attaquant les antécédents de son adversaire par rapport aux communautés racisées. La publicité vise plus spécifiquement le soutien de M. Biden envers une loi relative à la justice pénale qui a atteint de façon disproportionnée les gens de couleur.

«Il nous a insultés. Il nous a jetés en prison. Nous ne devons pas l’élire comme président», affirme le narrateur de la publicité.

Il reste à déterminer si cette attaque fera mouche. La campagne de Joe Biden a dépensé deux fois plus que celle de Donald Trump en publicités programmées d’ici le jour des élections, selon la firme de suivi publicitaire Kantar/CMAG.

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