Trump n’aurait pas demandé aux élus d’intervenir au Michigan

LANSING, Mich. — Le président Donald Trump n’a pas demandé aux élus républicains du Michigan «d’enfreindre la loi» ou «d’intervenir» dans l’élection lors d’une rencontre à la Maison-Blanche, selon ce qu’a indiqué un élu dimanche, à la veille d’une rencontre devant confirmer la victoire de Joe Biden dans cet État clé.

Le président de la Chambre des représentants du Michigan, Lee Chatfield, était l’un des sept élus républicains qui ont rencontré M. Trump pendant une heure, vendredi, lors d’une réunion qui était au cœur des efforts acharnés du président pour bloquer la victoire de Joe Biden.

«Il y a toute cette grogne qui a émergé parce que le président nous aurait demandé d’enfreindre la loi ou d’intervenir dans l’élection, mais ce n’est jamais arrivé», a assuré M. Chatfield à la chaîne Fox News. Il n’a pas précisé les sujets sur lesquels ont porté les discussions, mais il a mentionné que le groupe a demandé que davantage de fonds provenant de l’administration fédérale soient envoyés au Michigan pour aider l’État dans sa gestion de la crise de la COVID-19.

L’organisation responsable des élections au Michigan a recommandé que les résultats de l’élection du 3 novembre — dont la marge de victoire de 2,8% de M. Biden — soient certifiés par un comité indépendant présidé par deux républicains et deux démocrates. Le Comité national républicain et le Parti républicain souhaitent que les travaux de ce comité soient ajournés pendant 14 jours, puisqu’ils désirent enquêter sur des allégations de fraude électorale dans le comté de Wayne — le plus grand compte de l’État —, où se trouve la ville de Détroit.

Si le comité ne confirmait pas les résultats et que la Cour suprême du Michigan ne lui ordonnait pas de le faire, «là nous aurions une crise constitutionnelle», selon M. Chatfield. Lui et d’autres élus républicains ont toutefois assuré qu’ils n’iraient jamais à l’encontre de la décision des électeurs.

«Les lois du Michigan stipulent clairement que les grands électeurs de l’État doivent être nommés par le parti qui a remporté le plus de votes, pas par le gouvernement», peut-on lire dans un courriel automatique envoyé par les élus républicains aux personnes qui tentent de les contacter.

Jusqu’à présent, rien ne prouve qu’il y ait eu une fraude électorale massive lors du scrutin du 3 novembre. En fait, des responsables des élections provenant des deux partis politiques ont affirmé publiquement que l’élection s’était bien déroulée. D’autres observateurs à l’international ont aussi confirmé qu’il n’y a pas eu de grandes irrégularités lors de l’élection présidentielle.

Les problèmes soulevés par l’équipe de campagne de M. Trump et ses alliés sont fréquents et se produisent à toutes les élections.

Le représentant républicain à la Chambre Fred Upton, le doyen des élus du Michigan au Congrès, a dit à CNN dimanche que «les électeurs ont parlé», et que la marge séparant les deux candidats était suffisamment grande.

«Personne n’a présenté de preuve qui pourrait confirmer qu’il y a eu de la fraude ou des abus», a-t-il ajouté. Selon lui, la demande de suspension des travaux du comité pour certifier les résultats de l’élection était «hors limites.»

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