Tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine: le casse-tête va bientôt commencer

MONTRÉAL — Le vrai casse-tête commencera le 31 octobre pour les usagers du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, qui relie Montréal à la Rive-Sud, et qui est utilisé par 120 000 véhicules par jour, dont 13 % de camions.

Les travaux de réfection majeurs prévoient une fermeture complète de trois voies du tunnel sur six. Il n’y aura qu’une seule voie ouverte en direction de la Rive-Sud et deux voies disponibles en direction de Montréal, a souligné jeudi le ministre des Transports, François Bonnardel, au cours d’une conférence de presse à Montréal.

Les dalles de béton doivent notamment être reconstruites; le tunnel est en plus mauvais état que prévu.

Les autorités s’attendent à ce que les automobilistes qui persisteront à utiliser le tunnel vivent un temps de parcours trois fois supérieur en direction de Montréal et de quatre fois supérieur en direction de la Rive-Sud.

«On dit qu’on va tout terminer ça d’ici novembre, décembre 2025; c’est notre objectif. On va tout faire pour le réduire (l’échéancier) si on est capable de le faire», a indiqué le ministre des Transports.

Une fois terminées ces trois années de travaux majeurs, «l’objectif est de 40 ans sans travaux majeurs», a-t-il ajouté.

Pour atténuer

Plusieurs mesures d’atténuation sont prévues pour inciter le plus grand nombre possible de gens à utiliser le transport en commun. 

Idéalement, les autorités souhaitent que 60 % des automobilistes qui empruntent le tunnel trouvent une solution de rechange: covoiturage, transport en commun, utilisation du pont Jacques-Cartier ou autre.  Elles notent d’ailleurs qu’on n’est déjà plus à 120 000 véhicules par jour, puisque certains ont déjà modifié leurs habitudes de transport.

Les autorités font aussi appel aux employeurs, qui peuvent favoriser le télétravail ou modifier les horaires de leurs employés.

«On est tout à fait conscient que ces travaux vont transformer les habitudes de déplacement et les horaires de travail. Chose certaine, l’auto solo s’avère la pire des solutions. Et c’est la parfaite occasion de migrer vers le transport collectif», a lancé la ministre déléguée aux Transports et responsable de la Région de Montréal, Chantal Rouleau, aux côtés du ministre Bonnardel.

Entre autres mesures, il y aura augmentation du nombre de places de stationnement disponibles — au total 2455 places — cinq autobus navettes gratuites pour traverser le tunnel jusqu’au métro Radisson à Montréal, l’ajout de lignes d’autobus et une bonification du service sur la ligne jaune du métro.

Une première série de travaux commencera la fin de semaine du 21 au 23 octobre pour préparer le terrain en installant des glissières et des feux d’utilisation des voies, notamment. Une deuxième série de travaux aura lieu du 28 au 30 octobre.

Les autorités affirment qu’elles sauront s’ajuster, quitte à modifier des consignes, ajouter d’autres autobus, par exemple, puisqu’elles suivront l’évolution de la situation dès le départ. Elles ont aussi dû prévoir la situation si des équipes d’urgence avaient à intervenir dans ou aux abords du tunnel.

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