Tylenol pédiatrique: l’étiquetage simplifié est déjà possible, dit Duclos

OTTAWA — Les fournisseurs d’acétaminophène et d’ibuprofène pour enfants ont déjà tous les moyens nécessaires pour recourir à de l’étiquetage simplifié s’ils le veulent dans le but de dénouer l’impasse de la pénurie actuelle de ces médicaments pédiatriques.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a apporté cette précision vendredi en point de presse alors que les conservateurs réclament de tels assouplissements.

«Ces règlements d’urgence sont disponibles et (les fabricants et fournisseurs) peuvent y avoir accès lorsque ce sera nécessaire pour eux. Ils le savent. Ça inclut certaines souplesses en matière d’étiquetage», a dit M. Duclos.

Ce dernier a souligné s’être entretenu avec plusieurs pharmaceutiques dans les derniers jours et avoir rappelé l’existence de ces dispositions.

Le ministre a tenu à préciser que même si l’option d’un étiquetage simplifié était prise, des indications «suffisantes» devront être fournies par écrit aux Canadiens dans les deux langues officielles, c’est donc dire tant en français qu’en anglais.

«Ça peut être des feuilles qui sont imprimées et qui sont remises à des familles lorsque les gens se procurent les médicaments», a-t-il donné en exemple.

Un peu plus tôt, la conseillère médicale en chef de Santé Canada, la Dre Supriya Sharma, a aussi affirmé que la porte était déjà ouverte pour l’emploi de ces règlements d’urgence. «Nous avons parlé aux fabricants de la possibilité d’emprunter cette avenue. (…) Il n’y a aucun obstacle d’un point de vue réglementaire pour amener ces produits étrangers.» 

Appelé à commenter le fait que les dispositions en matière d’étiquetage simplifié n’ont pas encore été employées, le ministre Duclos a répondu que les fournisseurs «savent ce qui est le plus efficace et utile pour eux».

M. Duclos a en outre affirmé avoir obtenu l’assurance auprès de fabricants qu’une production accrue en acétaminophène et ibuprofène pédiatriques allait se poursuivre pour répondre à la demande.

«Je leur ai demandé d’être très proactifs et rapides pour nous laisser savoir comment nous pouvons (les) soutenir», a-t-il soutenu.

Le recours à ces produits pour enfants a été plus important au cours des derniers mois qu’il ne l’est d’habitude durant cette période de l’année, a souligné le ministre.

Plus tôt cette semaine, le député conservateur Michael Barrett, qui est le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, avait demandé au gouvernement de «prendre une mesure qu’il a prise au début de la pandémie et qui a permis aux inhalateurs étiquetés en langue étrangère d’entrer au Canada».

Il avait donné l’exemple d’«une boîte qui est en espagnol» qui ne pourrait normalement pas se retrouver sur les tablettesau pays. Il avait expliquéqu’il pourrait désormais être possible de l’importer accompagnée d’instructions pour les professionnels de la santé et «un étiquetage temporaire ou la possibilité pour les pharmaciens de transférer d’une bouteille à une autre, puis l’étiqueter en pharmacie».

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