Uber Eats s’associe à Leafly pour permettre la livraison de cannabis à Toronto

TORONTO — Les Torontois pourront se faire livrer du cannabis à domicile dès lundi en utilisant la plateforme Uber Eats, en vertu d’un nouveau partenariat avec le marchand en ligne Leafly.

La plateforme de livraison de nourriture à domicile, propriété du géant américain Uber Technologies, a expliqué que cette nouvelle association permettra de traiter des commandes passées auprès des boutiques Hidden Leaf Cannabis, Minerva Cannabis et Shivaa’s Rose.

Il s’agira d’une première expérience pour Uber dans la livraison de cannabis.

«Nous nous associons à des partenaires comme Leafly pour aider les détaillants à offrir des options sécuritaires et pratiques pour que les gens de Toronto puissent acheter du cannabis de façon légale, tout en le recevant directement chez eux», a souligné la directrice générale d’Uber Eats au Canada, Lola Kassim, dans un communiqué.

«(La livraison de cannabis à domicile) aide à combattre le marché de la vente illégale, ainsi qu’à réduire le nombre de personnes qui conduisent avec les facultés affaiblies», a-t-elle ajouté.

Concrètement, les clients, qui devront être âgés de 19 ans ou plus, passeront leur commande sur l’application Uber Eats. De leur côté, par l’entremise des outils de Leafly, les boutiques seront en mesure de les recevoir et de les traiter.

Les détaillants devront ensuite envoyer du personnel certifié par le programme de formation sur la vente au détail de cannabis de l’Ontario, CannSell, pour livrer la commande au client. L’état de sobriété et l’âge de l’acheteur seront validés au moment de la livraison.

Uber n’a pas précisé le pourcentage de la transaction qu’elle prélèvera, ni celui qui reviendra à Leafly.

Il était déjà possible pour les clients ontariens de passer leur commande pour du cannabis en utilisant Uber Eats, depuis novembre dernier, mais ils devaient ensuite se rendre eux-mêmes en boutique pour récupérer leurs achats.

En Ontario, environ 57 % du cannabis acheté entre janvier et la fin du mois de mars l’a été par les voies officielles et légales, selon ce qu’a révélé la Société ontarienne du cannabis la semaine dernière.

Ces résultats sont basés sur les données fournies par les consommateurs à Statistique Canada, ce qui a toutefois poussé certains analystes à rappeler que les chiffres pourraient être faussés par le fait que les consommateurs sont moins susceptibles d’avouer qu’ils achètent du cannabis de façon illégale.

La livraison à domicile de cannabis a été autorisée pour la première fois en 2020 en Ontario, lorsque la province a fermé la plupart des boutiques physiques en raison de la pandémie de COVID-19. Cette mesure au départ temporaire est finalement devenue permanente en mars, sous plusieurs conditions.

Les entreprises de livraison de cannabis ne peuvent notamment pas fonctionner uniquement en ligne ou en misant majoritairement sur la livraison. Les commandes doivent être passées auprès d’une boutique en particulier — et non auprès d’une chaîne en général — et les livraisons doivent être faites uniquement lors des heures d’ouverture de la boutique qui vend les produits.

La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario permet seulement à des employés autorisés de faire la livraison de cannabis, ce qui fait en sorte que ce ne seront pas des chauffeurs d’Uber qui livreront les commandes.

Les boutiques auront la responsabilité d’embaucher et de former du personnel pour la livraison, et ce sont ces employés qui se rendront chez les clients pour leur apporter leurs commandes passées via la plateforme d’Uber Eats.

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