Un accord sur les pêches est conclu entre le fédéral et les Mi’gmaq de Listuguj

Le gouvernement fédéral a annoncé dimanche un accord sur les pêches avec les Mi’gmaq de Listuguj, en Gaspésie.

L’entente dite «de réconciliation et de reconnaissance des droits sur les pêches» est fondée sur une décision de la Cour suprême reconnaissant aux Premières Nations des Mi’gmaq le droit de pêcher et de vendre du poisson afin d’assurer une subsistance convenable.

Les deux parties espèrent que cet accord permettra de réduire les écarts socioéconomiques dans la région en procurant aux Mi’gmaq de Listuguj «un accès supplémentaire aux pêches, notamment au moyen de l’acquisition de permis et de quotas, ainsi que de navires et d’engins».

L’entente établit aussi «une approche élaborée conjointement» et de la gouvernance des pêches.

Elle est d’une durée de cinq ans et peut être renouvelée.

Dans un communiqué, la ministre des Pêches et des Océans, Bernadette Jordan, a rappelé que les Mi’gmaq pêchaient sur les rives de l’Atlantique depuis des siècles et avaient le droit inhérent de poursuivre ce mode de vie.

«Grâce à cette entente, le Canada et la Première Nation des Mi’gmaq de Listuguj travailleront ensemble pour que ce droit se manifeste dans une pêche productive et durable qui apportera plus de stabilité, d’opportunités et de prospérité au peuple de Listuguj et aux collectivités locales».

Selon le chef mi’gmaq Darcy Gray, l’entente marque un nouveau chapitre dans les relations entre la Première Nation et la Couronne. 

«Le Canada a enfin reconnu que Listuguj a pleine autorité sur nos droits et notre pêche, et que nous utilisons nos propres lois autochtones pour exercer ce pouvoir, a-t-il dit. Nous pourrons maintenant collaborer avec le Canada, de gouvernement à gouvernement, pour veiller à ce que nos pêches soient sécuritaires et durables, et qu’elles contribuent à notre collectivité pour les générations à venir.»

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