Jean Lapierre meurt dans un écrasement d’avion aux Îles-de-la-Madeleine

Le commentateur politique et ex-ministre fédéral Jean Lapierre et plusieurs membres de sa famille sont décédés mardi midi lorsque l’avion à bord duquel ils prenaient place s’est écrasé aux Îles-de-la-Madeleine.

L’information a été confirmée par les employeurs de Jean Lapierre, les réseaux Cogeco et TVA.

L’accident a fait sept victimes. Personne n’a survécu à l’impact. La femme de Jean Lapierre, Nicole Beaulieu, sa soeur Martine, ses frères Marc et Louis, et les membres de l’équipage Pascal Gosselin et Fabrice Labourel ont également péri dans l’écrasement.

Le bureau du coroner a confirmé les identités des victimes, mardi soir.

Des photos de l’écrasement montrent que l’appareil s’est sectionné en trois parties sous la force de l’impact. Il s’agit d’un avion de la compagnie Aero Teknic, a indiqué le bureau du coroner.

Le superviseur d’Ambulance Leblanc, Benoît Leblanc, a précisé que les décès de six personnes avaient été constatés sur les lieux du drame.

À l’arrivée des premiers secours, une septième personne qui était à bord de l’aéronef s’accrochait toujours à la vie. Elle aurait été transférée par voie aérienne vers Québec ou Montréal après avoir subi un arrêt cardio-respiratoire. Son décès a toutefois été annoncé plus tard en après-midi.

Selon des informations divulguées par TVA, la famille Lapierre avait nolisé un avion privé pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine. Elle souhaitait prêter main-forte à la mère de Jean Lapierre et à l’une de ses soeurs, qui habitent toujours aux Îles-de-la-Madeleine, pour organiser les funérailles de Raymond Lapierre, le père de Jean Lapierre, qui est décédé au cours des derniers jours.

L’appareil, un Mitsubishi MU-2B-60 immatriculé aux États-Unis, avait décollé vers 9h30 de l’aéroport de Saint-Hubert sur la rive-sud de Montréal, a confirmé le directeur de l’aéroport, Michel Beaudouin.

L’avion s’est écrasé vers 11h40 à Havre-aux-Maisons dans un champ situé à environ deux kilomètres au nord de l’aéroport, alors qu’il tentait d’atterrir.

Environnement Canada avait émis une alerte pour de forts vents dans la région. De la brume recouvrait également le secteur.

Air Canada avait d’ailleurs annulé deux vols qui devaient quitter l’aéroport Montréal-Trudeau pour atterrir aux Îles-de-la-Madeleine en début d’après-midi.

Le Bureau de la sécurité du transport (BST) a indiqué que son équipe d’enquête ne pourra se rendre sur les lieux de l’écrasement avant mercredi matin, en raison de la météo.

Une porte-parole de la Sûreté du Québec, Martine Asselin, a indiqué que toutes les hypothèses — dont des conditions météorologiques difficiles et une défaillance mécanique — étaient encore à l’étude.

Le bureau du coroner Martin Clavet a indiqué, tard mardi, que les investigations sur les circonstances se poursuivront dans les semaines à venir, en collaboration notamment avec la Sûreté du Québec et le Bureau de la sécurité des transports du Canada. Toute autre information de même que les conclusions du coroner seront contenues dans des rapports qui seront rendus publics «au cours des prochains mois», a-t-on indiqué.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion, a rendu hommage à celui qui commentait la politique sur les ondes de TVA depuis 2007.

«Il était un travailleur acharné qui était reconnu par son franc-parler, mais aussi pour sa personnalité généreuse et sa grande proximité avec les gens», a-t-il noté en offrant ses condoléances aux deux enfants du couple, Marie-Anne et Jean-Michel.

La présidente et chef de la direction de TVA, Julie Tremblay, s’est dite dévastée par la nouvelle. «Jean était un être unique. Son style, sa passion et son humour auront sans doute amené beaucoup de Québécois à s’intéresser davantage à la politique», a-t-elle souligné dans une déclaration écrite.