Un ambassadeur témoignera que Trump a assuré de l’absence de retour d’ascenceur

WASHINGTON — Un ambassadeur américain témoignera devant le Congrès que son texto rassurant un autre envoyé qu’il n’y avait pas de retour d’ascenseur dans leurs relations avec l’Ukraine était fondé uniquement sur ce que le président Donald Trump lui avait dit, selon une personne au courant du témoignage qu’il livrera dans l’enquête sur la destitution.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne choisi par M. Trump, fait partie des responsables de l’administration qui ont été assignés à comparaître au Capitole cette semaine, contre les souhaits de la Maison-Blanche. Il s’agit du dernier test opposant les pouvoirs législatif et exécutif du gouvernement, pendant que l’enquête de mise en accusation des démocrates de la Chambre s’intensifie.

Lundi, les comités de la Chambre chargés de l’enquête devraient entendre Fiona Hill, ancienne experte de premier plan sur la Russie au Conseil de sécurité nationale.

Le témoignage de M. Sondland, prévue pour jeudi, surviendra après que des messages textes émanant de représentants de hauts rangs eurent fourni un compte-rendu saisissant de leur travail en tant qu’intermédiaires à l’époque où le président Trump exhortait son nouvel homologue ukrainien, Volodymr Zelenskiy, à mener une enquête sur une entreprise liée à la famille de son principal rival démocrate, Joe Biden.

Un témoin qui ne peut être convoqué devant le Congrès est le lanceur d’alerte encore anonyme du gouvernement à la source de l’enquête sur la destitution. Des hauts responsables démocrates affirment que les témoignages et les preuves d’autres témoins, et même du président lui-même, corroborent le récit du lanceur d’alerte sur ce qui s’est passé lors de la conversation téléphonique entre MM. Trump et Zelenskiy.

Les législateurs sont devenus très préoccupés de protéger cette personne des menaces de M. Trump et ne souhaitent peut-être pas risquer de révéler son identité.

Adam Schiff, le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants a déclaré dimanche: «Nous n’avons pas besoin du lanceur d’alerte, qui n’était pas présent lors de l’appel, pour nous dire ce qui s’est passé pendant l’appel. Nous avons de meilleures preuves.»

M. Schiff a ajouté qu’il «ne serait peut-être pas nécessaire» de révéler l’identité du lanceur d’alerte alors que la Chambre rassemblait des preuves. «Notre principal intérêt à l’heure actuelle est de nous assurer que cette personne est protégée», a-t-il soutenu.

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