Un autre groupe de débardeurs sera en grêve au port de Montréal

MONTRÉAL — Après le Syndicat des débardeurs du port de Montréal, c’est maintenant au tour de la section locale 1657 de l’Association internationale des débardeurs (AID) de remettre un avis de grève à son employeur, l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Dans un communiqué publié mardi soir, la section locale 1657 de l’AID déclare que les négociations sont dans une impasse.

« L’Association des employeurs maritimes qui représente les exploitants de terminaux a refusé de reconnaître et de négocier de nombreuses clauses touchant la sécurité d’emploi et la juridiction des tâches de nos membres », a déclaré Ian Mulcahy, président du syndicat.

Selon le syndicat, les opérateurs de terminaux ont implanté une technologie dans le but d’éliminer les emplois des vérificateurs.

«Plusieurs clauses, dont les horaires et les heures de travail, demeurent également non résolues» peut-on lire dans le communiqué.

Lundi matin, le Syndicat des débardeurs du port de Montréal (SCFP 375) a déclenché une grève qui devrait durer jusqu’à vendredi.

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal soutient avoir déposé des offres pour revoir de façon fondamentale les horaires de travail, mais déplore qu’il n’y ait «pas de mouvement du côté de la partie patronale».

Le conseiller syndical au SCFP, Michel Murray, avait expliqué, lundi, que les débardeurs sont sollicités pour travailler 19 jours sur 21, avant d’avoir un congé de deux jours, à cause de la forte activité au port de Montréal.

En 2015, les débardeurs du Québec gagnaient en moyenne 110 000 $ avant les prestations, selon les chiffres du ministère du Travail de la province. Les avantages sociaux des débardeurs montréalais s’élèvent à 22 000 $ annuellement, y compris un régime de retraite à prestations déterminées payé par l’employeur.

Lundi, l’Association des employeurs maritimes s’était dite «surprise et extrêmement déçue» par la décision du syndicat «d’utiliser des moyens de pression comme une grève».

Le milieu des affaires s’inquiète de la perspective d’une grève prolongée.

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