Une enseignante ontarienne parmi les victimes de l’écrasement d’avion

Une enseignante de la région de Hamilton figure parmi les 18 victimes canadiennes de l’écrasement de l’avion d’Ethiopian Airlines.

Dans un communiqué, le Conseil scolaire du district de Grand Erie a confirmé mardi la mort de Dawn Tanner, qui dirigeait le département d’éducation spécialisée à l’école secondaire de Hagersville. Mme Tanner offrait aussi bénévolement de l’aide aux devoirs dans un centre pour élèves autochtones, selon le conseil scolaire.

L’écrasement de dimanche a causé la mort des 157 passagers — dont 18 Canadiens — à bord de l’appareil, un Boeing 737 Max 8. L’accident est survenu peu après le décollage de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

Le nom de la plus jeune des victimes canadiennes a aussi été révélé mardi. Rubi Pauls, âgée d’à peine neuf mois, se rendait au Kenya avec sa famille pour rencontrer son grand-père pour la première fois.

Le grand-père, Quindos Karanja, a précisé que la grand-mère de 60 ans de la petite Rubi, Ann Wangui Karanja, était aussi sur le vol, tout comme sa mère de 34 ans, Carolyne Karanja, son frère de sept ans, Ryan, et sa soeur de quatre ans, Kerri.

Rubi était la seule citoyenne canadienne de la famille.

M. Karanja a expliqué que sa famille rentrait au Kenya après une visite en Ontario. Ann Karanja s’était rendue au Canada en août et devait y rester pendant trois mois seulement, mais avait finalement prolongé son séjour.

Quindos Karanja, un professeur à la retraite de 60 ans, était sous le choc d’avoir perdu tant de membres de sa famille.

«On ne sait pas quoi faire», a-t-il confié en entrevue téléphonique depuis le Kenya.

En route vers un événement de l’ONU

Parmi les nombreuses victimes canadiennes du drame, plusieurs d’entre elles se rendaient à Nairobi pour l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement.

Un organisme de conservation à but non lucratif a confirmé lundi sur son site web que Darcy Belanger était à bord du Boeing 737 Max 8 à destination du Kenya.

La déclaration de Parvati.org indique que M. Belanger était membre fondateur et directeur des initiatives stratégiques.

Parvati.org mentionne que M. Belanger avait pris un congé de son travail et se rendait à Nairobi pour l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement.

La Fédération canadienne de la Faune a par ailleurs annoncé que la jeune environnementaliste Angela Rehhorn était également parmi les victimes. Mme Rehhorn, qui a fait ses études à Halifax, devait également participer à l’événement onusien.

Danielle Moore, une jeune femme de 24 ans de Winnipeg était elle aussi en route vers l’assemblée de l’ONU. Mme Moore, une étudiante en biologie marine, venait d’être acceptée en pédagogie.

«Danielle était exceptionnelle dans tous les sens, a écrit dans un courriel sa directrice de thèse, Kim Davies. Elle excellait dans ses études, c’était une personne gentille et sympathique et elle était profondément dédiée aux causes de l’environnement et des droits de la personne.»

La mère de Stéphanie Lacroix, Sylvie Lamarche Lacroix, a confirmé lundi que sa fille originaire de Timmins, en Ontario, était décédée dans le drame. Selon le profil LinkedIn de Mme Lacroix, elle travaillait à l’Association canadienne pour les Nations unies.

Un environnementaliste de la Colombie-Britannique est aussi au nombre des victimes canadiennes de l’écrasement, selon des médias locaux. Des amis de Micah Messent publient dans les médias sociaux des messages de condoléances et son décès a été annoncé par des médias à partir d’informations provenant du gouvernement et de ses proches.

Dans un message publié sur les médias sociaux, M. Messent écrivait qu’il avait été choisi par l’Association canadienne pour les Nations unies afin d’assister lui aussi à la quatrième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, à Nairobi.

D’autres familles décimées

Six membres d’une famille ontarienne, dont deux adolescentes, figurent aussi parmi les victimes canadiennes de la tragédie.

Ashka et Anushka Dixit, âgées respectivement de 14 et de 13 ans, se trouvaient dans l’avion d’Ethiopian Airlines avec leurs parents et leurs grands-parents quand l’appareil s’est écrasé peu après le décollage de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

Une lettre envoyée aux élèves de l’école secondaire où étudiait la jeune Ashka, à Brampton, en Ontario, affirme que cette «tragédie a entraîné une grande tristesse pour les étudiants et le personnel», et que celle-ci peut affecter «même les étudiants qui ne connaissaient pas personnellement Ashka».

Leur mère, Kosha Vaidya, âgée de 37 ans, leur père, Prerit Dixit, âgé de 45 ans, leur grand-père Pannagesh Vaidya, âgé de 71 ans, et leur grand-mère Hansini Vaidya, âgée de 63 ans, sont également morts dans l’accident, a déclaré le frère de Kosha, Manant Vaidya. On ignore encore si les grands-parents étaient de nationalité canadienne.

Un homme de Toronto a aussi confirmé que sa soeur et sa nièce originaires de l’Alberta étaient elles aussi à bord de l’appareil.

Mohamed Hassan Ali a indiqué que Amina Ibrahim Odowaa, d’Edmonton, et sa fillette Sofia Faisal Abdulkadir, âgée de cinq ans, se rendaient au Kenya pour y visiter des membres de la famille.

«C’était une personne très gentille, très sociale, très amicale. Elle avait beaucoup d’amis», a-t-il dit.

L’écrasement a fait une autre victime de l’Alberta. Gladys Kivia, une conseillère au centre d’hébergement pour femmes violentées de Calgary, a déclaré que son mari, Derick Lwugi, avait perdu la vie dans la tragédie.

Plusieurs autres victimes identifiées

L’identité d’autres victimes a été révélée au compte-goutte, lundi.

L’une de celle-ci est la Canadienne Jessica Hyba, une agente des relations externes pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, qui était établie en Somalie.

Kyle Matthews, directeur principal de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne à l’Université Concordia, connaissait Mme Hyba, qu’il avait rencontrée en 2001, alors qu’ils travaillaient tous les deux à l’organisme CARE Canada.

Mme Hyba, originaire d’Ottawa, s’était impliquée dans cet organisme après avoir complété des études à l’étranger. «C’était une personne très énergique, très positive, qui tentait de faire une différence pour les gens affectés par la guerre et la persécution, s’est-il souvenu lundi. C’est vraiment une histoire triste.»

Des groupes forestiers ont également révélé qu’un homme du Nouveau-Brunswick se trouvait dans l’avion. Les pages Facebook du Kenya Forest Service et de Family Forest Nepal ont publié des messages offrant leurs condoléances à la famille de Peter DeMarsh, de l’Alliance internationale pour la foresterie familiale.

Felix Montecuccoli, un membre du conseil d’administration de l’alliance, a indiqué que M. DeMarsh se rendait à une conférence sur le financement des petits exploitants agricoles.

Un professeur de Carleton à Ottawa, Pius Adesanmi, a aussi péri dans l’écrasement de l’avion, a confirmé le recteur de l’Université, Benoit-Antoine Bacon.

M. Adesanmi, professeur au département de littérature anglaise et directeur de l’Institut d’études africaines, était une figure importante en Afrique et dans le domaine des études postcoloniales, a dit M. Bacon.

Les plus populaires