Un bébé portera le nom de son père décédé après des démarches judiciaires

MONTRÉAL — Une mère québécoise qui s’est battue en cour pour que son conjoint décédé soit reconnu formellement comme le père de son enfant a gagné sa cause.

Julie Duchesne tenait à ce que la paternité de Jean Danyel Savard soit reconnue après que le directeur de l’état civil de la province lui eut annoncé que cela ne pouvait se faire automatiquement.

M. Savard est mort en juillet dernier, à l’âge de 36 ans, avant la naissance de son fils, Zack. Il a péri dans un accident de voiture, alors qu’il se rendait à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean.

Le couple n’était pas marié et M. Savard n’a pu signer les documents de naissance de l’enfant.

Cette semaine, un juge a tranché en faveur de Mme Duchesne. Le garçon portera maintenant le nom de son père, Savard, a annoncé vendredi son avocat, Wolfgang Mercier-Giguère.

En vertu de la loi, le père doit signer les documents de naissance. La seule façon que sa paternité soit reconnue était donc de passer par les tribunaux, a expliqué Me Mercier-Giguère.

«Dans notre cas, nous avons fait un test d’ADN avec le grand-père paternel pour prouver, hors de tout doute raisonnable, qui était le père.»

L’avocat affirme que depuis que Mme Duchesne a publicisé l’affaire l’été dernier, d’autres femmes enceintes qui se retrouvent dans une situation similaire l’ont contacté.

Ces femmes devront attendre d’accoucher avant d’aller de l’avant, a-t-il expliqué.

Me Mercier-Giguère ne croit pas que la province devrait exiger de telles démarches lorsque des preuves d’ADN sont disponibles.

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