Un camp de réfugiés syriens incendié dans le nord du Liban

BEYROUTH — Plus de 300 réfugiés syriens ont été contraints de fuir un camp informel dans le nord du Liban lorsqu’un incendie a fait rage, brûlant des tentes au sol, ont annoncé dimanche des responsables de l’ONU et du Liban.

Le feu s’est déclaré samedi soir. Il a fait rage pendant quatre heures pendant que les pompiers tentaient de l’éteindre, a expliqué la défense civile libanaise.

L’incendie est survenu à la suite d’une bagarre entre une famille libanaise et des Syriens vivant dans le camp de la région d’al-Miniyeh, dans le nord du pays, selon les médias libanais.

L’armée libanaise a indiqué dimanche qu’elle avait mené des raids et arrêté deux Libanais et six Syriens dans le cadre de l’enquête. Le communiqué mentionne que les hommes libanais ont fait feu dans les airs en et incendié les tentes. L’armée a également confisqué des armes lors des raids et a affirmé qu’elle comptait procéder à de nouvelles arrestations.

Khaled Kabbara, un porte-parole de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés dans le nord du Liban, a précisé qu’environ 375 personnes vivaient dans le campement informel qui était situé sur un terrain loué. Il a indiqué que tout le camp avait été entièrement brûlé.

M. Kabbara a précisé que quatre personnes avaient été hospitalisées avec des blessures mineures causées par l’incendie. Il a ajouté que certains résidents du camp sont revenus dimanche pour voir s’ils pouvaient récupérer quelque chose.

La plupart des réfugiés ont cherché refuge dans d’autres camps informels à proximité, et certains membres de la communauté locale ont également offert un abri, a indiqué M. Kabbara.

Il a souligné que les disputes entre résidents et réfugiés syriens «ont souvent un impact catastrophique sur la communauté dans son ensemble».

Les tensions sont courantes au Liban entre les citoyens et les réfugiés syriens qui ont fui la guerre dans leur pays.

Le Liban accueille plus d’un million de réfugiés, soit près d’un quart de la population du pays, soit 5 millions d’habitants, effritant les infrastructures déjà en ruine du pays.

Les tensions entre Libanais et Syriens remontent également à l’époque où la Syrie a dominé son petit voisin pendant près de trois décennies avec des milliers de soldats postés au Liban. Ils se sont retirés en 2005 à la suite de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, qui a déclenché des manifestations anti-syriennes massives.

– Par Sarah El Deeb, The Associated Press

Laisser un commentaire