Un campeur raconte sa rencontre avec le suspect de l’alerte Amber en Saskatchewan

Des campeurs américains affirment que le suspect qui était recherché dans le cadre d’une alerte Aber en début de semaine en Saskatchewan s’est identifié comme agent de sécurité lorsqu’il s’est présenté avec ses enfants à leur terrain de camping du Dakota du Sud.

Benjamin Martin Moore, âgé de 50 ans, a été localisé mardi soir dans ce terrain de camping qui participait au rallye annuel de motos de l’État. Le Glencoe Camp Resort a publié un message sur les réseaux sociaux pour indiquer que son équipe de sécurité avait aidé à repérer et à appréhender Moore.

Un campeur qui était présent sur place, Brian Lester, a expliqué qu’il séjourne à ce camping chaque année avec sa femme pour assister au rassemblement d’amateurs de motos. Il a raconté qu’ils étaient surpris d’y voir des enfants, dimanche, parce qu’ils pensaient que ce terrain était réservé aux adultes.

«J’étais un peu confus, a avoué M. Lester. Je ne comprenais pas comment un parent pouvait penser que c’était une bonne idée d’amener ses enfants à un tel événement.»

M. Lester a aussi noté que la famille Moore n’avait pas de tente et qu’elle dormait dans sa voiture. Il a donc signalé sa présence aux responsables du camping, mais on lui a répondu qu’il n’y avait pas d’âge minimum requis pour entrer.

Sans savoir qu’une alerte Amber était en cours à ce moment, M. Lester a discuté face à face avec Benjamin Martin Moore, dimanche.

«Il m’a dit qu’il venait du Canada avec sa famille et qu’il travaillait comme agent de sécurité pour le rallye», a raconté M. Lester.

Selon M. Lester, les deux enfants de l’homme ne semblaient pas perturbés et il n’a été témoin d’aucun abus.

Moore a finalement été arrêté au camping tard dans la nuit de mardi.

L’alerte Amber étendue aux États-Unis

L’alerte Amber, d’abord déclenchée en Saskatchewan lundi, a été étendue au Dakota du Sud mardi soir. M. Lester et sa femme en ont appris l’existence à leur réveil le mercredi matin.

L’Américain a avoué que son cœur s’est brisé lorsqu’il a reconnu les enfants et Moore dans l’avis. Sa femme et lui ont immédiatement appelé les autorités pour signaler leur présence, mais les enfants avaient déjà été retrouvés.

«Nous étions soulagés, mais nous nous en voulions quand même de ne pas avoir davantage été à l’affût des nouvelles. Nous n’avons pas non plus eu le courage de suivre notre instinct», a-t-il reconnu.

L’alerte lancée par la GRC de la Saskatchewan visait à retrouver une fille de sept ans et son frère de huit ans.

La GRC s’était dite préoccupée par le fait que les enfants étaient avec Moore, qui a des antécédents d’infractions sexuelles contre des enfants et qui a déjà été reconnu coupable de contacts sexuels sur un mineur.

La police fédérale a indiqué que Moore faisait l’objet d’une enquête des services sociaux lorsqu’il est parti avec les enfants et leur mère. Des policiers se sont rendus la semaine dernière à leur domicile à Eastend, en Saskatchewan, mais la maison avait été abandonnée.

Entrée aux États-Unis

Les autorités frontalières américaines allèguent que Moore a franchi une clôture de barbelés pour traverser la frontière. Des agents ont trouvé une clôture coupée près du poste frontalier de Turner, entre la Saskatchewan et le Montana.

Un mandat d’arrêt a été lancé mardi contre Moore, puisqu’il avait omis de communiquer des informations dans les sept jours suivant son changement d’adresse, ce qui est requis pour les délinquants sexuels reconnus coupables.

Plus tard dans la journée, l’alerte Amber a été étendue au Dakota du Sud et Moore a été arrêté peu de temps après.

Les enfants, ainsi que leur mère, étaient avec Moore, a indiqué la police.

Les services de l’immigration et des douanes des États-Unis ont affirmé que Moore restait en détention dans le comté de Pennington, tout comme la mère.

La GRC a fait savoir qu’elle travaille avec les autorités américaines pour coordonner le retour de Moore au Canada, mais qu’aucune date n’a été confirmée. Aucune accusation supplémentaire n’a été portée jusqu’à présent, mais l’enquête se poursuit, selon la GRC.

La mère n’a pas été accusée au Canada, a ajouté la GRC.

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