Un Canadien imitateur de Trump se retrouve au chômage à cause de la pandémie

LONDON, Ont. — Donald Rosso soutient qu’il lui faut quatre minutes pour se transformer en Donald Trump.

Âgé de 63 ans, originaire de London, en Ontario, Donald Rosso est l’un des nombreux hommes dans le monde qui a créé son emploi en imitant le président des États-Unis. Il assure lui ressembler tellement qu’il ne fait pratiquement aucun effort pour passer de l’un à l’autre.

Onze ans plus jeune que le vrai, plus petit d’un pouce mais à peu près du même poids — 240 livres —, seule la chevelure diffère, mais sa crinière blonde naturelle peut facilement prendre les allures de la célèbre coiffe du milliardaire. «Mes mains sont quand même beaucoup plus grosses que les siennes», précise M. Rosso en riant.

Il y a environ quatre ans, il a vendu ses bars à jus au Canada et s’est installé au Mexique avec sa femme, lorsqu’il a eu un grave accident de moto. Les finances ont commencé à se resserrer et il s’est réveillé un matin avec l’une des idées les plus magnifiques, les plus formidables et les plus grandioses qu’il ait jamais eues…

«Ma femme a commencé à prendre des photos et à les mettre sur notre site: je suis devenu « Donald le milliardaire »», raconte-t-il. Un mois plus tard, il reçoit un appel de New York pour tourner dans un film parodique du grand succès de 1988 «Big» avec Tom Hanks (appelé «Yuge»). De là, dit-il, sa carrière a décollé: apparition dans «House of Cards», rassemblements pro-Trump, conventions républicaines — et même un dîner de la Saint-Valentin à Detroit, où il a rencontré l’actrice pornographique Stormy Daniels au moment où elle intentait un procès contre le président.

La campagne présidentielle aurait été encore plus chargée pour M. Rosso sans cette pandémie et la fermeture des frontières. «Mon travail est principalement aux États-Unis, à 99 %», dit-il. «Ce virus m’a éliminé du circuit.»

Car il constate qu’il n’y a pas beaucoup de travail pour lui au Canada: les Canadiens n’aiment pas le président autant que ses partisans aux États-Unis. «J’ai fait une apparition à Toronto, par exemple, il y a des années, et j’ai vraiment mis les gens en colère: les Torontois détestent M. Trump.»

Lui, il adore Donald Trump: il voterait pour lui s’il était citoyen américain. Il espère maintenant que le président sera réélu et, une fois la frontière rouverte, qu’il pourra reprendre ses activités — «séjourner dans des hôtels assez chics, manger dans des restaurants chics».

Et contrairement à la limite de deux mandats des présidents américains, M. Rosso veut continuer à se faire passer pour M. Trump aussi longtemps qu’il le pourra. «Mais ça aiderait beaucoup que ce virus disparaisse.»

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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