Un chasseur d’ouragan américain a volé dans l’oeil de Fiona

FREDERICTON — Le lieutenant Kevin Doremus affirme que l’œil d’un ouragan, incluant celui de Fiona, ressemble à un immense dôme un peu comme les grands amphithéâtres sportifs.

Le pilote lié à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique s’est immiscé au centre de l’ouragan de catégorie 3 au-dessus de l’océan Atlantique alors qu’il s’approchait des côtes d’Aruba et de Porto Rico, soit bien avant qu’il soit rétrogradé en tempête post-tropicale et qu’il ravage les provinces du Canada atlantique.

Connu comme un chasseur d’ouragan, Kevin Doremus permet aux scientifiques d’observer l’œil des dangereuses tempêtes et de récolter des données grâce à son avion qu’il surnomme affectueusement «Miss Piggy». Il a mentionné que Fiona lui avait permis de constater ce qu’on décrit comme l’«effet de stade».

«Vous passez carrément à travers les vents les plus puissants de la tempête, à travers le mur de l’œil, puis les vents passent de très très forts à zéro instantanément», a partagé le lieutenant Doremus lors d’un récent entretien.

«C’est comme si vous voliez à travers un bain — une tonne de précipitations où vous ne voyez absolument rien, puis vous arrivez dans l’œil et tout devient clair», a-t-il comparé.

À l’intérieur de l’œil de Fiona, les gigantesques murs circulaires formés par les nuages donnent l’impression d’être à l’intérieur d’un grand stade, a-t-il ajouté.

«Vous pouvez regarder en l’air et voir le ciel, précise le pilote. Et vous pouvez regarder en bas et voir la mer. C’est une expérience assez surréaliste. L’œil de Fiona était très bien formé lorsqu’on a volé à l’intérieur et on a pu voir cet impressionnant effet de stade.»

Kevin Doremus est chasseur d’ouragan depuis environ cinq ans et il travaille au sein de l’agence américaine depuis plus de dix ans. Il dit avoir volé plus d’une centaine de fois à l’intérieur d’ouragans. Ses collègues comptent 400 à 500 vols du genre, a-t-il mentionné.

Son plus récent vol du genre remonte au 21 septembre lorsqu’il a traversé la tempête Fiona tout juste avant qu’elle ne frappe les Bermudes.

Il a décrit cette mission comme étant particulièrement délicate puisque l’ouragan se trouvait très loin des côtes et qu’il était très puissant.

– Avec l’Associated Press

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