Un club naturiste forcé par le MELCC de cesser ses travaux dans un milieu humide

MONTRÉAL — Un camping du Centre-du-Québec doit cesser ses travaux et interventions dans les milieux humides et hydriques de son terrain, a ordonné le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), jeudi. 

Le Club naturiste Adam et Ève, à Sainte-Brigitte-des-Saults, est de nouveau pris en défaut après avoir commis plusieurs manquements en effectuant des travaux en milieux humides et hydriques, sans avoir préalablement obtenu une autorisation du ministère, et ce, depuis 2014, selon le ministère. 

L’été dernier, une inspection du MELCC a mis en lumière des travaux d’excavation majeurs effectués à 50 endroits différents dans un milieu humide. Un étang aurait également été partiellement remblayé et des fossés de drainage auraient été creusés. Des emplacements de camping auraient aussi été installés dans un milieu humide. 

Ce mois-ci, les inspecteurs du ministère de l’Environnement ont pu constater qu’aucune mesure corrective n’a été faite et que les travaux étaient toujours en cours dans le milieu humide. 

Dès 2014, le propriétaire du camping, Gilles Chantal, a été informé par le MELCC de la présence de milieux humides et hydriques sur son terrain et de ses obligations s’il envisageait un agrandissement, selon le ministère.

Depuis huit ans, le ministère a effectué plusieurs inspections et souligné de nombreux manquements. Des avis de non-conformité et une sanction administrative pécuniaire de 5000 $ ont déjà été transmis à l’entreprise.

Une enquête en vue de poursuites pénales a également été entamée.

Les interventions dans un milieu humide perturbent ses fonctions hydrologiques, ont des impacts sur les sols, la végétation et la faune et peuvent causer des dommages irréversibles, rappelle le MELCC dans un communiqué. 

Ces démêlés du Club naturiste Adam et Ève avec le ministère de l’Environnement ne sont pas les premiers. 

En 2014, M. Chantal avait été déclaré coupable d’infractions au Règlement sur la qualité de l’eau potable ainsi qu’à la Loi sur la qualité de l’environnement. Il avait notamment omis d’effectuer des contrôles réguliers de la qualité de l’eau distribuée au camping et avait procédé à l’installation de dispositifs pour le traitement des eaux usées sans obtenir d’autorisation.

À l’époque, il avait dû verser une somme de plus de 13 039 $ pour ces sept infractions commises en 2007 et 2008. 

En 2012, M. Chantal avait déjà reçu une amende de 2000 $ pour avoir enfreint le Règlement sur la qualité de l’eau potable. 

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